À la fin, ce sont toujours les lois de la physique et de la biologie qui l’emportent. Voilà pourquoi il existe sûrement aujourd’hui un lien direct entre la difficulté croissante d’une grande partie des Français à se chauffer et à se déplacer et l’impopularité de la classe politique du pays.
Car la vie humaine, pour être agréable et confortable, doit bénéficier d’une température ambiante comprise entre 19 et 28 °C et d’un niveau d’humidité compris entre 30 et 60 %. Et cela fait indéniablement partie des droits de l’homme.
En fait, l’énergie, c’est la vie, et son absence, la mort physique, économique et militaire. L’énergie est tout simplement le pilier de la vie moderne, au sens propre comme au sens figuré. On ne s’en rend vraiment compte que lorsqu’elle vient à manquer.
Par Éric Leser. Article publié dans le numéro 28 du magazine Transitions & Energies.
À force d’annoncer l’effondrement imminent de la civilisation et de construire des modèles théoriques improbables pour conjurer le réchauffement climatique, nous avons perdu de vue la réalité de la condition humaine. À commencer par celle de la nécessité du confort thermique, une contrainte biologique et physique. La vie humaine ne peut subsister que dans une fourchette étonnamment étroite de températures et d’humidité. Le corps humain est une symphonie de réactions chimiques complexes dont la sensibilité à ces deux paramètres est considérable.
L’équilibre interne de chacun d’entre nous est si délicat que des fluctuations de la température corporelle de quelques degrés seulement peuvent être fatales. Et il faut bien comprendre que la nécessité biologique d’atteindre un environnement stable pour le corps est une constante, et pas une moyenne. Il suffit d’un écart par rapport à l’idéal pour entraîner la mort.
Le chauffage, indicateur presque infaillible du niveau de vie
Il est largement admis que les êtres humains bénéficient d’un bon confort thermique lorsque la température ambiante est comprise entre 19 et 28 °C et que l’humidité est comprise entre 30 et 60 %. Il n’est donc pas surprenant que les pays développés investissent des sommes colossales dans le chauffage, la ventilation et la climatisation afin de créer des conditions aussi favorables. Le ministère américain de l’Énergie estime que 40 % des émissions de carbone du pays sont liées aux besoins en matière de confort thermique. En France, le secteur du bâtiment dans son ensemble, construction et rénovation comprises, représente pas moins de 44 % de la consommation finale d’énergie et 27 % des émissions de gaz à effet de serre du pays.
La facilité avec laquelle vous accédez au confort thermique est un indicateur presque infaillible de votre niveau de vie. Si vous passez quotidiennement de votre logement bien chauffé à votre garage chauffé, où votre véhicule moderne et climatisé vous attend pour vous transporter vers un bureau climatisé, vous vous en sortez très probablement plutôt bien. Si ramasser du bois, faire bouillir de l’eau sur un feu ouvert, passer vos journées à chercher votre nourriture dans la nature font partie de vos tâches quotidiennes, vous êtes beaucoup moins bien loti. Il s’agit bien sûr de cas extrêmes. Mais ce qui est important est qu’ils sont déterminés directement par la quantité d’énergie primaire disponible pour les uns et les autres. Rares sont ceux dans le monde moderne qui le comprennent encore.
Les renouvelables intermittents, en général aux abonnés absents au cœur de l’hiver
Et d’un point de vue même purement physique, cela ne milite pas pour la lutte contre le réchauffement climatique. La température moyenne à la surface de la Terre, un chiffre qui ne signifie pas grand-chose en soi, est généralement estimée à environ 15 °C, soit 4 °C en dessous du seuil minimal de confort thermique pour l’être humain. Toutes choses égales par ailleurs, un léger réchauffement climatique serait bénéfique à la vie humaine. Il s’agit d’une analyse certes simpliste, mais on ne peut pas balayer la réalité physique d’un revers de main.
De façon plus pertinente, le confort thermique …
2 réponses
Il faut arrêter de parler de « lutte contre le réchauffement climatique ». Ce dernier est essentiellement lié aux fluctuations naturelles et, de plus, l’homme ne peut rien y faire sinon s’adapter .
exactement … ça suffit avec la « décarbonation » et la « lutte contre le réchauffement climatique », et les récents éléments de langage pour nommer les fadaises qui nourrissent les imaginaires en rade …
Parlons d’argent, d’impôts et de financements … et de stopper la gabegie …l’investissement dans des trucs inutiles appauvrit tout le monde … laissons faire le marché dans une certaine proportion …une proportion nettement plus importante que le truc dirigiste à l’oeuvre en ce moment— le marché saura à quel moment il faut—-ou pas—faire une « transition énergétique »… ou « décarbonner » … le marché, c’est aussi la démocratie… et réservez les aides et financements actuels à la « transition du climat » à aider sans condition ceux qui sont victimes de grosses catastrophes, naturelles ou pas, sans s’ occuper si l’origine est « anthropique » ou pas … la vérité, la réalité, la voie à suivre, surgira d’elle même, si vous vous calmez un tantinet, Politiques qui nous menez dans le mur ! …