L’ONU, le GIEC et le climat : l’envers du décor -1-

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1 – Préambule

C’est un éclairage bien différent de tout ce que l’on peut lire ou entendre habituellement sur le rôle de l’ONU et du GIEC, (Groupe intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du climat) en matière de gouvernance climatique qui vous est présenté dans la série d’articles qui vont suivre.

Les appréciations les plus courantes sur le rôle de l’ONU et du GIEC en matière de climat sont élogieuses. Les travaux du GIEC ont été doublement auréolés par deux prix Nobel successifs, d’abord directement en 2007 avec le Prix Nobel de la Paix qui récompensait conjointement le GIEC et Al Gore.

Et, en octobre 2021, par un prix Nobel de Physique cette fois, attribué conjointement et pour moitié à Syukuro  Manabe, américain d’origine japonaise, 90 ans, ex Professeur à Princeton et à Klaus Hasselmann, allemand, 88 ans, ex Professeur à l’Université de Hambourg, « pour leur modélisation physique du climat de la Terre, l’analyse quantitative des variations et la prédiction fiable du réchauffement climatique », les travaux de ces deux chercheurs ayant servi de base à la modélisation du climat sur laquelle les thèses du GIEC prennent largement appui.

L’ONU et le GIEC, auréolés par de telles consécrations, vont pouvoir poursuivre leur marche en avant, pour imposer à la planète entière l’application de l’Accord de Paris de 2015, visant à « décarbonner » massivement et très rapidement toutes les activités sur terre.

Et pourtant, il y a un envers à cet apparent brillant décor, que nous allons vous exposer dans une série d’articles regroupés sous le titre générique : « L’ONU, le GIEC et le climat : l’envers du décor »

Les informations qui sont rapportées dans ces articles sont très peu connues en France parce qu’elles ont été étouffées par la Pensée Unique onusienne qui domine sans partage dans notre pays, comme dans la presque totalité du reste de la planète, depuis plus d’une vingtaine d’années. En revanche, cet envers du décor est beaucoup plus connu dans le monde anglo-saxon, où la parole est plus libre et où l’opposition à la Doxa dominante est nettement plus forte.

Il faut d’abord rappeler comment s’est opérée l’émergence de la menace climatique et pourquoi l’ONU s’en est saisie pour en faire un axe important de son action (voir l’article n°2 : « Émergence de la menace climatique en haut de l’agenda mondial »).

L’étape suivante a consisté pour l’ONU à organiser une conférence internationale afin de préparer une Convention lui confiant la gouvernance mondiale sur le climat. (voir l’article n°3 : Les ambiguïtés de la « Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique »

L’article n°4 intitulé : « Le grand marchandage financier planétaire et l’hégémonie politique de l’ONU », met en lumière que la prise en main de la gouvernance sur le climat par l’ONU débouche sur un grand marchandage planétaire visant à opérer un transfert massif de richesses entre les pays développés, accusés d’avoir provoqué le réchauffement climatique en cours du fait de leurs émissions cumulées de CO2 depuis le début de l’ère industrielle, et le reste du monde. Les considérations de politique internationale l’emportent désormais largement sur les questions scientifiques. La science climatique est ainsi mise par l’ONU au service de ses objectifs politiques.

L’article n° 5 intitulé : « Confirmer la culpabilité du CO2, une ardente obligation pour l’ ONU », explique pourquoi, dans ce contexte de marchandage mondial qu’elle a largement contribué à créer, en accusant dès 1990 le CO2 anthropique, l’ONU se trouve dans l’obligation de confirmer en permanence cette condamnation, car c‘est la justification centrale de ladite Convention et de la négociation financière en cours au plan mondial.

Ainsi, au terme de cette analyse, il ne faut donc pas s’étonner que, pour conforter son accusation initiale contre le CO2 anthropique, l’ONU ait déployé, depuis 1992, un alarmisme systématique et croissant, dont nous illustrerons les excès. Les Secrétaires Généraux successifs de l’ONU ont été mis à contribution à maintes reprises pour lancer des avertissements répétés à la terre entière,- hommes politiques, médias et Grand Public,- en insistant sur les menaces terribles pesant sur la planète. Un discours fléché, à sens unique, pour conforter en permanence l’accusation centrale portée contre le CO2 anthropique. 

L’ONU et le GIEC, juges et parties

La communauté internationale a confié en 1992 à Rio la gouvernance climatique mondiale à l’ONU et à son bras armé en matière climatique, le GIEC.

La mission du GIEC stipulée dans ses statuts est ainsi définie : « Evaluer sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio- économiques qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine. »

 On peut également lire sur le site officiel de l’IPCC la déclaration suivante : « Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est l’organe des Nations Unies chargé d’évaluer les données scientifiques relatives au changement climatique. »

« Le GIEC ne mène pas ses propres recherches. Les rapports du GIEC sont neutres, pertinents pour les politiques mais non prescriptifs. Les rapports d’évaluation constituent une contribution essentielle aux négociations internationales sur le changement climatique. »

De belles déclarations d’intention !

Mais comment le GIEC peut-il prétendre procéder à des analyses neutres alors que sa maison-mère, l’ONU, a décrété et fait approuver en 1992 la condamnation du CO2 anthropique par anticipation, et cela vis-à-vis de toute la communauté internationale.

On voit bien que l’ONU, qui a décrété par avance la condamnation du CO2 anthropique, est très mal placée pour se voir confier la responsabilité de conduire des études neutres et pertinentes sur les causes du réchauffement climatique.

Cela montre clairement que les dés sont « pipés », l’ONU ayant l’obligation de prouver scientifiquement la responsabilité du CO2 pour justifier le contenu de la Convention Cadre,

Dans un tel contexte, l’ONU et le GIEC sont juges et parties. Les conclusions qu’ils vont rendre sont forcément suspectées de partialité et conduisent à de sérieuses interrogations sur leur validité.

Facteur aggravant : le non- respect des « bonnes pratiques scientifiques »

Ce doute est renforcé par le fait que le GIEC s’est livré de manière répétitive et dans plusieurs domaines différents à des comportements qui s’éloignent très clairement des « bonnes pratiques scientifiques »

Nous consacrerons des articles spécifiques à la description de ces critiques  faîtes au GIEC par différents auteurs ayant procédé à des enquêtes approfondies en la matière.

En voici une liste non exhaustive.

  • Fabrication d’un consensus scientifique artificiel destiné à permettre au GIEC d’affirmer sa suprématie sur toute la science climatique
  • mise en tutelle de la science climatique au sein du groupe de travail WG1 du GIEC pour lui faire dire ce qui sert les objectifs politiques de l’ONU.
  • Utilisation abusive des résultats de modèles climatiques, non validés scientifiquement, pour répandre un alarmisme permanent et excessif
  • Faits plus graves, différents auteurs relèvent des falsifications en matière scientifique et des manipulations d’informations sur des sujets majeurs concernant l’avenir de la planète.
  • Par ailleurs, la violence avec laquelle les défenseurs de la Pensée Unique onusienne ont éliminé tous les scientifiques qui ne partageaient pas leurs vues ne manque pas d’interpeller fondamentalement.
  • … et ce qui est plus troublant encore, c’est le fait que la majorité des Etats lui ont emboîté le pas, ne jouant pas leur rôle de contrepoids quand les « bonnes pratiques scientifiques » étaient ainsi bafouées et que « la ligne jaune » était franchie.

Nécessité d’une réévaluation du rôle, du fonctionnement et des thèses du GIEC.
 
Cet ensemble de constats est très troublant. Tous ces éléments conduisent à suspecter que l’ONU et le GIEC n’auraient pas respecté la conduite impartiale à laquelle ils sont tenus, notamment en ce qui concerne l’analyse des causes scientifiques du réchauffement climatique. Et cela pose la question de la validité de leurs thèses et de leurs publications (« Résumé à l’intention des Décideurs » – « Assessment Reports », etc.).

Cet ensemble de critiques est suffisamment précis pour être pris avec sérieux.

Il est donc nécessaire d’organiser un débat public afin que soit apportée toute la lumière sur les points évoqués ci – dessus et que soient interrogées à leur sujet les institutions politiques et scientifiques en charge de ces problématiques.

La question climatique est aujourd’hui capitale. Nos concitoyens ont le droit de recevoir des réponses précises et documentées aux questions ainsi posées, dont les enjeux sont considérables.

A SUIVRE  – Article n°2 : Emergence de la menace climatique en haut de l’agenda mondial

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Une réponse

  1. Il est important de mentionner, en parlant de l’ONU et de ses diverses Agences et institutions, que tout ce beau monde est complètement infiltré et manipulé par les écolos altermondialistes et décroissants, et surtout par les ONG, genre Greenpeace, du même bord, depuis plus de 30 ans. Lire à ce sujet le livre témoignage édifiant de Patrick Moore, l’un des fondateurs et ex dirigeant de Greenpeace, écœuré par toutes ces turpitudes.

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