Capture du CO2 dans l’atmosphère, cette fois c’est parti (dans une nouvelle utopie)

Deux projets financés par le gouvernement américain pour plus d’un milliard de dollars devraient permettre en Louisiane et au Texas de capter dans l’atmosphère et stocker ensuite deux millions de tonnes de CO2 par an. Cette technologie expérimentale baptisée DAC est à la fois énergivore et coûteuse car le CO2 dans l’atmosphère est par nature très diffus – 420 parties par million, environ 0,04%. Mais pour qu’elle ait un impact sur le réchauffement climatique comme le préconisent de très nombreuses institutions dont l’Agence internationale de l’énergie, le GIEC, le World Economic Forum, l’Académie des sciences américaine, l’Imperial College de Londres… il est essentiel qu’elle passe rapidement à un stade industriel.

 

Les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière investir 1,2 milliard de dollars dans deux projets de capture de CO2 directement dans l’atmosphère, soit selon le gouvernement américain le plus gros investissement jamais réalisé dans cette technologie. En fait, sans capture du CO2, les objectifs de décarbonation des trois prochaines décennies n’ont aucune chance d’être atteints. C’est ce qu’affirment de très nombreuses institutions dont l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le GIEC, le World Economic Foruml’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) l’Académie des sciences américaine, l’Imperial College de Londres…. Il existe deux procédés différents de cette technologie. La capture et le stockage du CO2 (CCUS) lors de processus industriels et le captage direct dans l’atmosphère (DAC). Ce dernier en est encore à un stade presque purement expérimental. Le DAC extrait le CO2 déjà présent dans l’air, via de grands ventilateurs et des procédés chimiques. Ce COdans l’atmosphère est par nature très diffus – 420 parties par million, environ 0,04% – ce qui rend cette technique à la fois énergivore et coûteuse. Mais il est essentiel qu’elle se développe rapidement.

C’est en tout cas le pari fait par l’administration Biden. « Réduire nos émissions seul ne renversera pas les conséquences grandissantes du changement climatique; nous avons aussi besoin de retirer le CO2 que nous avons déjà émis dans l’atmosphère », a expliqué Jennifer Granholm, la ministre américaine de l’Energie. Il s’agit du « plus gros investissement dans l’élimination technologique du carbone de l’Histoire », a-t-elle ajouté.

Démonstration à une échelle industrielle

Pour l’AIE, « la démonstration à grande échelle de la technologie DAC doit être faite le plus tôt possible afin de réduire les incertitudes concernant son potentiel de déploiement et les coûts futurs, et de s’assurer que ces technologies seront disponibles pour soutenir la transition…  À court terme, la démonstration à grande échelle des technologies DAC nécessitera un soutien ciblé des pouvoirs publics, notamment par le biais de subventions, de crédits d’impôt et de …

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