Perseverare diabolicum ! Climat : selon Macron, les résultats du G20 sont “insuffisants”

Emmanuel Macron a jugé dimanche 10 septembre “insuffisants” les résultats du sommet du G20 de New Delhi en matière de climat. Il a “alerté tout le monde” sur la nécessité de fixer des objectifs plus ambitieux.

Le chef de l’Etat a appelé à “sortir très rapidement et beaucoup plus vite qu’aujourd’hui du charbon”, dès “2030”, mais aussi “le plus vite possible du pétrole”, “bien avant 2050”.

Les espoirs de nombreux observateurs du sommet du G20 de New Delhi en matière de climat ont été douchés. Dans le communiqué final des dirigeants des grandes puissances riches et émergentes réunis en Inde au cours du week-end, il n’y a pas d’appel à sortir des énergies fossiles.

“C’est insuffisant”, a reconnu Emmanuel Macron. “Et je suis pour ma part très préoccupé de l’esprit qui commence à régner, y compris d’ailleurs au sein des membres du G20, sur la question du climat”, à moins de trois mois de la COP28, a-t-il ajouté devant la presse.

“J’alerte tout le monde, nous n’y sommes pas”, a insisté le chef de l’Etat, disant entendre “un discours trop facile qui s’installe chez certains émergents pour dire que seuls les pays les plus riches ont une responsabilité”. “Les pays les plus riches doivent faire l’effort, nous sommes en train de le faire, ça nous coûte”, “mais nous le faisons, c’est légitime et normal”, a estimé le président, tout en demandant aux pays émergents, notamment producteurs de pétrole, de faire désormais aussi leur part.

Emmanuel Macron a appelé à “sortir très rapidement et beaucoup plus vite qu’aujourd’hui du charbon”, dès “2030”, mais aussi “le plus vite possible du pétrole”, “bien avant 2050”.

Le G20 divisé sur l’avenir du pétrole

Les pays du G20 restent divisés sur l’avenir du pétrole, alors que l’année 2023 est en voie de devenir la plus chaude jamais connue par l’humanité. Ils sont restés sur le langage employé l’an dernier à Bali, appelant à “accélérer les efforts vers la réduction de la production d’électricité à partir de charbon” non accompagnée de dispositifs de captage ou de stockage de carbone. Cela exclut de facto le gaz et le pétrole.

“C’est un terrible message envoyé au monde, en particulier aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables, qui souffrent le plus du changement climatique”, a déploré Friederike Roder, vice-présidente de l’ONG Global Citizen. Les pays en développement sont en première ligne face aux événements météorologiques extrêmes liés au changement climatique, comme face à l’insécurité alimentaire que nourrit la guerre en Ukraine en pesant sur les prix des céréales.

Le président brésilien Lula, dont le pays présidera le G20 en 2024, avait encore rappelé samedi l'”urgence climatique sans précédent” à laquelle le monde est confronté du fait d’un “manque d’engagement en faveur de l’environnement”.

Si la déclaration finale a échoué à appeler à une sortie des énergies fossiles, elle soutient néanmoins pour la première fois l’objectif de tripler les renouvelables d’ici 2030.

 

Publié le 10 septembre à 16h54, Orange avec Media Services

 

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