L’Union Européenne taxe à son tour les voitures électriques chinoises… à reculons

A contrecœur la Commission européenne a dû renier la doctrine qui est la sienne depuis des décennies, le libre échange quoi qu’il en coûte. Il y avait urgence pour tenter de sauver l’industrie automobile européenne que la même Commission a mis dans une situation intenable.

Elle l’a contrainte à abandonner dans l’urgence, d’ici 2035, la motorisation thermique qui a fait sa réussite et à passer au tout électrique.

Elle y perd au passage tout avantage technologique et se retrouve presque incapable de lutter contre des constructeurs chinois plus performants dans tous les domaines et abreuvés de subventions depuis des années.

L’administration américaine a bien compris le danger et a décidé de taxer à 100% les importations de véhicules électriques chinois. La Commission européenne vient de décider pour sa part de les taxer temporairement de 17,4% à 38,1% selon les constructeurs en plus des 10% actuels.

Mais la Commission ne se renie pas totalement, elle persiste dans la complexité administrative et les demi-mesures.

A la remorque des Etats-Unis, l’Union Européenne (UE) vient de décider de relever les droits de douane sur les voitures électriques importées de Chine afin de donner une chance à son industrie automobile de survivre. La filière emploie 14,6 millions de salariés dans l’UE. Il s’agit officiellement selon la Commission européenne de compenser les subventions et aides massives accordées par le gouvernement chinois à son industrie automobile depuis de nombreuses années à la suite d’une enquête pour dumping ouverte le 4 octobre 2023. « La Commission a provisoirement conclu que la chaîne de valeur des véhicules électriques à batterie en Chine bénéficie de subventions injustes, ce qui constitue une menace de préjudice économique pour les producteurs européens », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

L’avance économique et technologique des constructeurs chinois en matière de véhicules électriques leur a permis de devenir l’an dernier les premiers exportateurs automobiles mondiaux devant le Japon et l’Allemagne. L’an dernier, la Chine a vendu pour plus de 10 milliards de dollars de véhicules électriques à l’UE selon les chiffres du Rhodium Group, ce qui représente près de 40% des importations de l’Union. Et ce n’était qu’un début devant une déferlante annoncée de véhicules électriques à prix cassés.

Une Commission presque surprise par son audace…

Pour autant, on reste loin des 100% de droits de douane imposés par l’administration américaine et les nouvelles taxes sont préventives et temporaires en attendant le taux définitif qui devrait être fixé en novembre. Les autorités et constructeurs chinois peuvent d’ici là négocier avec la Commission pour tenter de résoudre le problème.

Les droits visent à garantir que les industries européennes et chinoises soient en concurrence sur un pied d’égalité. L’objectif n’est pas de fermer le marché de …”

 
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