Passoires énergétiques, que nous réserve l’avenir ?

Les prochains mois vont être déterminants pour savoir si la stratégie des pouvoirs publics établie par la loi Climat et résilience, qui consiste à contraindre les propriétaires de logements considérés comme des passoires énergétiques à les rénover, fonctionne. Depuis le début de l’année les logements classés G avec le très problématique Diagnostic de performances énergétiques (DPE) sont interdits à la location et suivront en 2028 les F et en 2034 les E. Les propriétaires de ses logements auront-ils les moyens et le désir de les rénover ? Et sinon quelles seront les conséquences pour le marché du logement en France ?

Depuis le 1er janvier, les logements classés G d’après le très problématique Diagnostic de performance énergétique (DPE) sont interdits à la location. Ils seront suivis selon la loi Climat et résilience, votée en 2021, par les F en 2028 et les E en 2034. Il s’agit d’un véritable bouleversement pour le marché de l’immobilier. Cela représente au total 13,8 millions de logements.

Ainsi, plus d’un ménage sur dix vit aujourd’hui en France dans un logement considéré comme une passoire énergétique, c’est-à-dire classé F et G. Au 1er janvier 2024, le service des données et études statistiques du gouvernement avait recensé 5,8 millions de logements classés F ou G, soit 15,6% de l’ensemble des appartements et maisons. Le profil type d’une passoire énergétique est une maison individuelle de 80 m³, construite avant 1948, chauffée à l’électricité et située dans une agglomération de plus de 100.000 habitants.

5,8 millions de passoires énergétiques

Parmi les résidences principales, 13,9%, soit 4,2 millions sont des passoires énergétiques, dont 1,75 million de biens classés G et 2,49 millions de F. Du côté des résidences secondaires, les biens classés F ou G représentent 26,6% des logements, soit un total de 975.276. S’ajoutent enfin 600.975 passoires énergétiques parmi les logements vacants. Au total, cela fait près de 5,8 millions de logements. La majorité des résidences principales classées F ou G sont habitées par des propriétaires occupants : 61%, soit 2,59 millions de logements.

Les logements classés E ne sont pas considérés comme des passoires énergétiques, …

 

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