En matière d’énergies renouvelables, on ne compte plus les bons élèves en Europe. Mais les vents et le soleil restent capricieux et incontrôlables. La tempête souffle sur le marché européen de l’électricité vertueuse qui ne peut être stockée par batterie plus d’une heure ou deux. Des progrès sont nécessaires pour éviter de recourir à l’appoint des centrales thermiques.
Les pièges de la vertu… En 2024, plus de 40 % de l’électricité produite en Europe – chiffre record ! – était propre, c’est-à-dire provenant de sources renouvelables (vent, soleil, hydraulique, biomasse, etc.). On ne compte plus les bons élèves, tels le Portugal (plus de 60 % d’électricité renouvelable), l’Allemagne (53 %) ou l’Espagne (50 %).
Mais cette électricité vertueuse a un défaut : elle est capricieuse. Elle dépend d’éléments incontrôlables. Personne ne peut forcer le soleil à briller ni le vent à souffler.
Or, comme on ne sait pas stocker l’énergie à grande échelle, les périodes d’abondance (où le prix du kilowatt est négatif) succèdent aux périodes de disette (où son prix est multiplié par dix). Une imprévisibilité qui provoque des tempêtes sur le marché européen de l’électricité, où tous les pays sont interconnectés.
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2 réponses
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« Une imprévisibilité qui provoque des tempêtes sur le marché européen de l’électricité, où tous les pays sont interconnectés. » C’est peut-être la raison de tout ça : Cette imprévisibilité n’étant pas totale, il y a des profits à se faire sur les variations du cours !