Les mouvements écologistes radicaux bénéficient depuis de nombreuses années dans les pays occidentaux d’une mansuétude et même d’une véritable impunité quand ils provoquent des affrontements et s’en prennent aux personnes et aux biens. Les exemples pullulent, notamment en France. Ils sont protégés de fait par les gouvernements, les tribunaux, la plupart des médias et les organisations internationales.
Mais dans l’Amérique de Trump ils ne sont plus intouchables.
Un tribunal du Dakota du nord vient de condamner Greenpeace à payer 667 millions de dollars de dommages à intérêts à une société pétrolière empêchée en 2016 et 2017 de construire un oléoduc. Une décision de justice qui pourrait avoir des conséquences bien au-delà du Dakota du nord pour les organisations qui utilisent la confrontation et l’intimidation pour défendre leurs causes, aussi justes soient-elles, tout en déniant avoir une quelconque responsabilité.
On ne mesure pas vraiment l’importance du jugement contre Greenpeace qui a été prononcé aux Etats-Unis le 19 mars dernier dans l’État du Dakota du nord. C’est non seulement un coup financier très dur infligé à l’ONG mais c’est peut-être aussi un tournant politique dans l’opposition aux mouvements écologistes radicaux, y compris aux plus emblématiques comme Greenpeace.
L’ONG n’avait certainement pas mesuré les risques qu’elle prenait dans le Dakota du nord. Un État qui a voté majoritairement pour les candidats républicains lors des 15 dernières élections présidentielles consécutives. En novembre dernier, Donald Trump avait dans le Dakota du nord une marge de plus de 36% sur Kamala Harris. Sur les 94 sièges de la Chambre des représentants du Dakota du Nord, les républicains en détiennent aujourd’hui 82 et ils occupent 42 des 47 sièges du Sénat de l’État.
L’industrie pétrolière et gazière bénéficie dans le Dakota du nord d’un soutien considérable. Il faut dire qu’elle assure au moins la moitié des recettes fiscales annuelles de l’État… depuis 2008.
Des ONG intouchables dans les pays occidentaux
Du coup, on se demande pourquoi Greenpeace a choisi le Dakota du nord pour lancer une campagne dite « d’action directe militante » en 2016 et 2017 contre un projet d’oléoduc. Une campagne qui est devenue violente.
La recette est toujours la même. Des masses de manifestants pacifiques sont rejointes par de petits groupes d’agitateurs et de casseurs entraînés et organisés qui font basculer les événements dans la violence. Et ils sont toujours évidemment étrangers aux organisateurs des manifestations et des blocages.
Mais au Dakota du nord, l’ONG ne peut pas bénéficier de la grande compréhension envers les militants écologistes radicaux et violents qui existe en Europe et notamment en France et même aux Etats-Unis dans certains Etats comme la Californie. D’autant plus, que la campagne « d’action directe militante » a été marquée dans le Dakota du nord par des affrontements multiples et des accusations d’intrusions dans des propriétés privées, de destructions d’équipements de construction et d’agressions d’employés et d’entrepreneurs.
Greenpeace a été aussi accusé d’avoir utilisé des engins explosifs improvisés contre la police, d’avoir diffusé des informations piratées pour menacer des agents et leurs familles et d’avoir tué le bétail d’agriculteurs et d’éleveurs locaux dans le cadre d’opérations d’intimidation.
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Une réponse
Et PAN sur le museau de Greenpeace ‼️‼️‼️
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