ZFE, la partie est loin d’être jouée

En dépit d’une manœuvre de dernière minute d’une bonne partie des élus macronistes, l’Assemblée nationale a adopté la loi dite de « simplification » qui supprime les Zones à faibles émissions. Mais elles sont encore loin d’avoir disparu, même si elles ont un impact limité sur la pollution atmosphérique et, en revanche, creusent encore un peu plus le fossé social et culturel déjà grandissant entre la France périphérique et celle des métropoles. Députés et sénateurs doivent encore s’entendre sur un texte commun qu’il faudra voter et s’ils y parviennent, le Conseil constitutionnel pourrait fort bien considérer que la question des ZFE n’a rien à faire dans une loi de « simplification » de la vie économique.

Les Zones à faibles émissions ou ZFE sont avec la rénovation énergétique des logements et les éoliennes le principal sujet de crispation et d’opposition à la stratégie de transition énergétique menée de façon souvent incohérente et surtout inefficace par les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron. Illustration de la perte de pouvoir du Président depuis la dissolution de l’Assemblée nationale il y a un an, l’Assemblée vient tout simplement d’abroger les ZFE. Elles sont devenues le symbole de l’affrontement entre « fin du mois et fin du monde » à l’origine du mouvement des Gilets jaunes.

Adoptées par le Parlement et imposées par le gouvernement d’Edouard Philippe en 2019, les ZFE visaient à restreindre progressivement la circulation des véhicules les plus anciens considérés comme les plus polluants dans toutes les agglomérations de plus de 150.000 habitants. Elles étaient alors l’illustration de la vague écologiste de la Macronie. Mais la ségrégation sociale de fait et la restriction de la liberté de déplacement qui consiste à rejeter la France périphérique la plus modeste des villes et ses conséquences politiques ont fini par avoir leur peau dans l’opinion et donc aussi à l’Assemblée.

Un impact limité sur la pollution atmosphérique

Les députés ont trouvé le moyen de les supprimer en intégrant un amendement dans le projet de loi dit de « simplification » de la vie économique, un texte « fourre-tout » adopté mardi 17 juin par une majorité hétéroclite (mêlant des votes du RN, des Républicains, de partis centristes et même quelques élus …

 

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