Véhicules électriques : l’hémorragie du capital des ménages

À la revente, les véhicules électriques voient leur cote chuter par rapport aux véhicules thermiques. C’est la douche froide ! Comment l’expliquer ? Comment les concessionnaires automobiles et les particuliers peuvent-ils réagir face à ce phénomène ?
En France, la transition vers la mobilité électrique s’est accélérée à marche forcée, soutenue par des politiques publiques incitatives et un discours dominant sur la décarbonation du secteur automobile. Pourtant, à mesure que le marché des véhicules électriques mûrit, une réalité plus rugueuse s’impose aux premiers acheteurs : la revente de ces véhicules d’occasion se heurte à un effondrement brutal des prix. Cette dépréciation anormale représente, pour de nombreux particuliers, une perte en capital d’ampleur inédite dans l’histoire récente de l’automobile.

C’est pas l’Argus, ici !

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors qu’un véhicule thermique perdait traditionnellement entre 35 % et 45 % de sa valeur au bout de trois ans, les véhicules électriques, eux, voient leur prix chuter de 55 % à 65 % sur la même période. Certains modèles affichent des valeurs résiduelles …

 

 


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3 réponses

  1. En 2022, souhaitant remplacer notre Twingo2 diesel par une autre citadine, nous avons choisi une citadine électrique ( DACIA SPRING 45cv) pour le même usage, en LLD sur 4 ans et 35000 km ce qui correspondait parfaitement à nos besoins. J’avais négocié à l’époque les mensualités de location à 108€/mois ce qui rentrait exactement dans le coût de la Twingo ( carburant et entretien). Je me félicite aujourd’hui d’avoir loué plutôt qu’acheté car elle m’aura coûté beaucoup moins à la fin du contrat que si je devais la revendre pour reprendre du neuf. Et vu l’évolution du marché de l’électrique, je repartirai sans doute sur une électrique d’occasion en LLD, mais juste pour l’agrément de conduite et l’économie d’énergie et surtout pas pour l’écologie douteuse de ces véhicules.

  2. Cette dépréciation n’est pas anormale du tout en raison de la valeur des batteries par rapport au reste de la voiture. Pour l’éviter, il y a une solution, revendre l’automobile d’occasion APRÈS changement de la batterie. En ce cas, il est même possible de la revendre à des prix assez proches du neuf.

    1. Dans mon cas ce n’est pas une dépréciation car le véhicule a été pris en LLD.
      C’est plutôt un coût d’usage ( disponibilité du véhicule comme un propriétaire, entretien pris en charge et coût de l’énergie.).
      Vu l’état du marché des VE, force est de constater que la dépréciation est aléatoire et dépend de nombreux paramètres non maîtrisés, alors que le coût d’usage peut être calculé beaucoup plus finement puisque seul le prix de l’électricité peut être « manipulé » par des décisions politiques.

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