Allemagne : le gaz reste la seule planche de salut

Pour sortir d’une impasse énergétique marquée par des investissements massifs de plus de 600 milliards d’euros dans les renouvelables intermittents (éolien et solaire), une envolée ininterrompue des prix de l’électricité et le recours indispensable aux centrales à charbon quand il n’y a pas de vent et de soleil, l’Allemagne veut construire en urgence 40 nouvelles centrales à gaz.
Un aveu d’échec de sa révolution énergétique, l’Energiewende tant vantée.

Le modèle allemand de la transition, la fameuse Energiewende que les institutions européennes ont cherché à imposer à l’ensemble des pays de l’Union, est un échec. Les Allemands sont les premiers à le dire.

Le pays a dépensé plus de 600 milliards d’euros sans atteindre ses objectifs de décarbonation et avec des prix de l’électricité qui sont devenus les plus élevés d’Europe. La priorité totale donnée aux renouvelables intermittents, éolien et solaire, et l’abandon dans le même temps du nucléaire ont rendu l’Allemagne encore plus dépendante de ses centrales à charbon qui crachent massivement du CO2 et des particules fines dans l’atmosphère.

Le charbon a produit 22,5% de l’électricité du pays l’an dernier. Il faut bien de l’électricité quand il n’y a pas de vent ou pas de soleil. Ou quand il est impossible d’acheminer au sud du pays l’électricité produite par les parcs éoliens qui se trouvent au nord.

Car comme l’Espagne qui en a payé le prix par un Blackout le 28 avril dernier, l’Allemagne n’a pas modernisé son réseau électrique pour s’adapter aux productions renouvelables éparpillées sur son territoire et intermittentes et doit y consacrer des centaines de milliards.

Pour finir, le remplacement des centrales à charbon par des centrales à gaz alimentées par la Russie s’est effondré avec l’invasion de l’Ukraine en février 2022 et la destruction des gazoducs NordStream 1 et 2 quelques mois plus tard.

Une industrie lourde asphyxiée par les coûts de l’énergie

Il a fallu quelques années à l’Allemagne pour tenter de trouver une autre stratégie énergétique après avoir été prise notamment par le mirage de l’hydrogène vert.

Mais le temps presse et l’existence même de l’industrie lourde allemande, asphyxiée par les coûts de l’énergie, est en jeu.

Garantir un approvisionnement énergétique fiable et relativement abordable pour le secteur manufacturier est une promesse phare de la coalition du nouveau chancelier conservateur (CDU), Friedrich Merz.

La solution envisagée est à double détente. La première a été d’obtenir …

 

 

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