Ventes records de véhicules électriques en Allemagne, un trompe-l’œil

 
Les ventes records de voitures électriques en Allemagne au premier semestre de cette année ne doivent pas faire illusion. Elles ne marquent pas un tournant du marché tant attendu par le gouvernement allemand, les institutions européennes et les constructeurs automobile. Le principal syndicat des concessionnaires allemands dénonce une illusion statistique qui masque la demande réelle. Sur les 248.726 voitures électriques immatriculées au premier semestre, seules 82.294 ont été achetées par des personnes privées, une baisse de 9%… Si les constructeurs gonflent artificiellement la part des électriques dans leurs ventes, c’est pour une bonne raison. Cela leur permet en multipliant les immatriculations internes d’éviter des pénalités sur leurs émissions moyennes de CO2. Cela s’appelle la politique de l’autruche. Cela n’a qu’un temps et cela se pratique également en France…

La bataille continue à faire rage en Europe entre les gouvernements, les institutions communautaires, les organisations militantes, les partis politiques et les milieux économiques et industriels sur la stratégie consistant à imposer la motorisation électrique. Pour le moment, la date de 2035 reste impérative et les constructeurs ne pourront plus alors commercialiser des véhicules neufs à moteur thermique. Le problème est que la demande n’est pas du tout au niveau attendu. Elle stagne ou baisse et est portée avant tout dans la plupart des pays, en-dehors de ceux de l’Europe du Nord, par des subventions massives, des contraintes imposées aux flottes d’entreprises et des « manipulations » de marché.

Les automobilistes dans une très grande majorité et dans quasiment tous les pays européens ne souhaitent pas passer à la motorisation 100% électrique. Ils achètent beaucoup moins de véhicules neufs et quand c’est le cas préfèrent les hybrides ou même l’essence. Face à cela, les constructeurs automobiles européens semblent pour la plupart perdus. Leur rentabilité est en danger. Ils ne sont pas compétitifs dans l’électrique  en termes de coûts et de technologies face à leurs concurrents chinois et face à Tesla. Mais ils ont tellement investi dans l’électrique que faire machine arrière devient presque impossible. Ils cherchent donc à gagner du temps comme le montrent les demandes publiques récentes de reports de l’échéance de 2035 par Mercedes et BMW.

Le consommateur toujours réfractaire

Certains se consolent aussi en expliquant que la défiance d’une partie des consommateurs vis-à-vis

 
 

Article réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Se connecter


Pour poursuivre la lecture de cet article

Abonnez-vous dès maintenant

 

à Transitions Energies

À partir de 35€ par an

> JE M’ABONNE

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Nos articles sont généralement publiés sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA

Ils peuvent être reproduits sous la même licence, en en précisant la source, et à des fins non commerciales.

Une réponse

  1. De toute façon, changer de véhicule régulièrement n’est bon ni pour le portefeuille, ni pour l’environnement. Voilà une raison supplémentaire de faire durer nos vieux véhicules à moteurs thermiques et c’est très bien !

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés avant d’être publiés, restez courtois.

(Possibilité de combiner plusieurs termes)

Derniers commentaires :

Formulaire de contact

Recevoir la Newsletter hebdomadaire