La capture et le stockage du carbone par l’industrie lourde est un sujet inépuisable de polémiques et de controverses. Des doutes existent sur l’efficacité réelle de cette technologie.
Mais pour des industries telles que le ciment, l’acier, l’ammoniac et le raffinage, il n’y a pas vraiment d’autres solutions réalistes pour réduire relativement rapidement leurs émissions. L’industrie chimique représente à elle seule 5 à 6% des émissions mondiales de CO2, autant que les transports maritime et aérien combinés dont on parle beaucoup plus…
Maintenant la capture et le stockage du carbone industriel ne sont pas une panacée. Ce n’est pas une solution miracle, mais cela devient une possibilité bien réelle pour décarboner. Et surtout pendant les controverses, les projets se multiplient et les technologies progressent rapidement.
Les technologies de capture et de stockage du carbone par l’industrie lourde (CCUS dans le jargon technico énergétique) sont devenues un sujet inépuisable de controverses. Elles font l’objet de deux types de critiques de nature différentes.
- La première, idéologique, consiste à considérer que si les industriels capturent le CO2 lors de leurs processus de production, ils ne font pas les efforts nécessaires pour décarboner. Mais ce qui importe, c’est de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le reste, c’est l’anticapitalisme d’opérette qui pollue l’écologie depuis des décennies.
- La seconde critique, plus sérieuse cette fois, revient à s’interroger sur l’efficacité réelle des procédés de CCUS. Et les doutes existent.
Mais balayer le CCUS d’un revers de main en y voyant seulement un fantasme de l’ère fossile voué à l’échec masque la réalité. Car pendant les controverses, les projets se multiplient. Et si on s’attarde un peu, on découvre une histoire inattendue : des avancées technologiques, un intérêt croissant de la part des gros émetteurs industriels et des équipements qui se construisent dans des secteurs où les options de décarbonation sont très limitées.
Plus de 350 projets en cours de développement
Il existe aujourd’hui 41 installations de capture et stockage de carbone à l’échelle commerciale en service dans le monde et plus de 350 projets sont en cours de développement. Cela signifie que la capacité installée de capture du CO2, certes modeste, pourrait tout de même doubler en quelques années.
Maintenant, le CCUS n’est pas une panacée. Ce n’est pas une solution miracle, mais cela devient une possibilité bien réelle de décarboner qu’il serait stupide de ne pas utiliser. La capture mondiale actuelle représente entre 40 à 50 millions de tonnes par an à comparer aux 40 milliards de tonnes d’émissions annuelles de CO2. Même à grande échelle et dans quelques décennies, cette technologie contribuera au mieux à 10%, voire 20% dans les rêves les plus fous, à la diminution totale des émissions.
Mais sans capture du CO2, les objectifs de décarbonation des prochaines décennies n’ont aucune chance d’être atteints. C’est en tout cas ce qu’affirment aussi bien l’Agence internationale de l’énergie …
2 réponses
Mais pour des industries telles que le ciment, l’acier, l’ammoniac et le raffinage, il n’y a pas vraiment d’autres solutions réalistes pour réduire relativement rapidement leurs émissions. Oui mais encore faut il croire à la fable du CO2 polluant!!!!!
La solution pour les ignorants qui croient à cette fable c’est de capturer ce CO2 et grace à l’énergie de nos centrales nucléaires produire de l’hydrogène et fabriquer des carburants synthétiques!!!
Je dirais même plus ! Non seulement le CO2 n’est pas un polluant, mais il n’est nuisible en rien et même nécessaire à la vie sur Terre. Ce n’est pas un gaz à effet de serre (GES) puisque les GES n’existent tout simplement pas.