(Par Etienne Lombard dans BV du
Quelques milliers de chanceux, mais des dégâts collatéraux, avec cette opération de propagande verte.
Depuis le 30 septembre, un « leasing social » est, à nouveau, proposé pour la location longue durée d’un véhicule électrique. C’est en janvier 2024 qu’était apparue pour la première fois cette aide, très avantageuse pour quelques milliers de bénéficiaires, mais qui interroge cependant autant sur sa finalité que sur son financement.
50.000 voitures électriques à loyer cassé
Mais en quoi consiste donc cette offre, proposée par le ministère de l’Écologie, dirigée par le ministre démissionnaire Agnès Pannier-Runacher, paravent écologiste de gauche d’Emmanuel Macron, lequel s’est chargé d’en assurer la promotion sur X ? Le principe du leasing social repose sur une aide, d’un montant pouvant atteindre au maximum 7.000 euros, pour la location longue durée d’un modèle électrique.
Soumis à une obligation de domiciliation en France et à un besoin de mobilité pour se rendre au travail (à une distance de 15 kilomètres minimum) ou pour des déplacement professionnels (plus de 8.000 kilomètres par an), ce contrat est par ailleurs accordé sous condition de ressources : un maximum de 16.300 euros de revenu fiscal annuel par part. Un simulateur a été mis en ligne pour que les candidats puissent vérifier leur éligibilité au dispositif.
Limité à un choix de voitures de type urbain ou populaire, le dispositif réduit le loyer mensuel proposé d’ordinaire par les constructeurs concernés, lequel commence légèrement en dessous des 140 euros, pour plafonner à 200 euros, selon la valeur du modèle choisi.
Le site du ministère précise que « chaque loueur devra proposer au moins 20 % des véhicules mis en location à moins de 140 euros par mois parmi sa sélection initiale de véhicules ».
Cette offre est « hors prestations optionnelles » et n’inclut pas les frais complémentaires comme l’entretien, les accessoires et prestations optionnelles ou encore l’assurance.
D’une durée d’au moins trois ans, avec ou sans option d’achat, le contrat peut être résilié sans frais par le candidat en cas de non-livraison du véhicule dans les 14 jours ou « en cas de décès, d’invalidité, de perte d’emploi ou tout autre cas de force majeure ».
Un dispositif bien « survendu »
Ce que ne précise pas l’explicatif proposé sur son site par Agnès Pannier-Runacher, c’est le risque économique inhérent à une location longue durée, en cas de renoncement à l’option d’achat. Le véhicule n’appartenant pas à celui qui l’a loué, il fait lors de sa restitution l’objet d’une inspection minutieuse, sur le même principe que l’état des lieux de sortie d’un logement en fin de contrat.
« Attention aux mauvaises surprises, alerte utilement BFM TV/RMC, puisque quand on rend la voiture au bout de trois-quatre ans, il peut y avoir des frais de restitution s’il y a des rayures, par exemple, un siège taché, un sol abîmé… Ça peut chiffrer vite et c’est la personne qui a pris le leasing qui va payer. »
L’argumentaire du ministère de l’Écologie survend, de fait, certains avantages présumés de son leasing social 2025. Dire « je limite mes imprévus de budget automobile » est pour le moins optimiste, quand on sait que les cas de surcoût pour frais de remise en état à la restitution sont très fréquents. Tellement fréquents et coûteux que de nombreuses sociétés se sont spécialisées dans la remise en état préalable au contrôle de fin de contrat, et dont le principe est que ce sera toujours moins cher que la note que présentera, sinon, le loueur.
Visiblement d’un tempérament joueur, le rédacteur de l’argumentaire le promet : « Je ne consomme plus de carburant. » Façon de parler, bien évidemment, puisque le véhicule va, en revanche, se montrer gourmand en kilowattheures.
Notre rédacteur évite aussi de gâcher la fête avec des détails qui fâchent. « Je participe à la transition écologique », lâche-t-il ainsi, afin de conforter le candidat dans l’idée qu’il fait du bien à la planète.
Allez, on oublie les petits Africains qui s’abîment la santé à extraire du cobalt pour un malheureux dollar quotidien, dans des conditions épouvantables…
Enfin, le leasing social, c’est le paradis du risque zéro ! Pensez donc, « je n’ai pas à m’occuper de la revente de ma voiture ni à m’inquiéter de la décote ».
Non, en effet, pour la bonne raison que tout est déjà compris dans le loyer, lequel est payé en majeure partie par l’heureux candidat. Et pour le reste, eh bien, « c’est Nicolas qui paie ! » Évidemment, parce que ce leasing social est une aide financée par les impôts de tous ceux qui en payent.
Petits mensonges et gros oublis
Petit rappel, utile, à tous ceux qui pensent qu’en location automobile comme sur Internet, « tout est gratuit ». Sauf qu’ici, aussi, le scribe du ministère de l’Écologie se garde bien de préciser que « quand c’est gratuit, c’est toi, le produit ». Car ce leasing social, les 50.000 bénéficiaires qui vont se l’arracher sont autant de figurants publicitaires, de jolies danseuses que s’offrent Emmanuel Macron et Agnès Pannier-Runacher, aux frais du contribuable Nicolas, pour la modique somme de 370 millions d’euros. En ces temps de disette budgétaire, il n’y a pas de petits plaisirs.
Belle opération de propagande, en tout cas, mais qui omet aussi de divulguer quelques autres détails : les loyers sont plus chers que l’an passé, car l’aide est passée de 13.000 à 7.000 euros.
Par ailleurs, 5.000 véhicules sont réservés en priorité aux habitants ou travailleurs des zones à faibles émissions (ZFE). Vous savez, ces ZFE qui ont été abolies il y a quelques mois, mais qui existent tout de même encore avant l’achèvement du parcours parlementaire…
Enfin, les 50.000 voitures du leasing social ne suffiront pas à sauver l’usine Stellantis de Poissy (Yvelines) du chômage partiel prévu en octobre et novembre prochains. Le leasing social 2025, comme celui de 2024, ne manquera pas de relancer les ventes de voitures électriques. Mais comme l’an passé, ce ne devrait être que temporaire, sur un marché de l’électrique en recul de 6,4 % des livraisons au premier semestre 2025.
La propagande idéologique est une chose, la réalité économique en est une autre.
Une réponse
C’est aussi « Nicolas qui paie » pour la relance (matraquage on peut même dire) depuis quelques jours de la publicité faite par EDF sur absolument TOUTES les chaines télé et radios pour la Pompe à chaleur, achat, installation, etc … ( EDF promet des aides, qui se rajoutent aux aides de « Ma prim’ Renov » et autres aides locales, »MPR » remise également sur les rails ces jours-ci .) l’Etat est actionnaire à 100% d’EDF depuis 2022/2023. L’Etat a une dette abyssale, mais dépense notre argent de cette façon, sous prétexte de « transition énergétique » , en publicités et subventions pour ces objets qui peuvent pourrir la vie des voisins (unités installées à l’extérieur , toujours bruyantes , même si pour vous vendre ça on vous raconte que « ça ne fait pas de bruit », qui utilisent la technologie des gaz fluorés, bien plus puissants en termes de GES que par exemple le gaz naturel, et dont l’UE veut interdire progressivement l’usage, compliqués et trop techniques à installer de façon satisfaisante, onéreux à entretenir, impossibles à recycler, etc etc …et dont les français se détournent maintenant parait-il (article récent du « Dauphiné Libéré », pardonnez-nous de ne pas indiquer la date ) parce que les « économies » promises ne sont pas au rendez-vous… M. Macron se proposait, dans une allocution télévisée à l’été 2023, de faciliter (et d’organiser) l’installation de « 1 million de pompes à chaleur/an en France », pour un avenir radieux… en utilisant la carotte (les aides et subventions) et le bâton(interdiction d’autres modes de chauffage et taxation prohibitive )… certains professionnels se sont engouffrés dans ce créneau suite aux déclarations du président,le lobby de la pompe à chaleur éditait des directives qui laissaient pantois (par exemple, rien moins que le projet de faire changer la législation sur les copropriétés de sorte à coller ces engins partout en ville…) mais déchantent maintenant… usines qui ferment ou délocalisent …ventes en berne…car la PAC est un leurre … avec une promotion artificielle et subventionnée … comme pas mal de ce qui se décide ici en France, d’ailleurs, et nous suggérons au gouvernement, qui n’entend pas le désaveu dans les urnes de ses politiques publiques, d’ARRÊTER de subventionner ces trucs, (et d ‘autres), tout en faisant raquer Nicolas jusqu’à l’essorer . Gardez l’argent pour les secteurs indispensables, et notre protection sociale, et pour le reste, LAISSEZ FAIRE LE MARCHÉ. Il est possible que cette demande de relance des pompes à chaleur par EDF (avec des publicités complaisantes et mensongères ) soit directement pilotée par le président, qui affirmait récemment, dans des discours complètement décalés à notre avis , qu’il ne fallait surtout pas abandonner les efforts entrepris dans la « transition énergétique » dont la PAC est l’un des emblèmes … un emblème à coté de la plaque … Notons par ailleurs (un exemple entre cent) que la France vient d’ abandonner sa participation au financement de 2 trains de nuit européens , dont le Paris-Berlin, (pour « faire des économies ») 🙂 , et donc la conclusion, c’est que tout est exactement comme d’habitude, le gaspillage d’un coté, et le mépris de l’autre pour une écologie plus humaine et plus simple d’un autre coté.