Climat : quand les journalistes censurent eux-mêmes l’information

« Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son »

On peut légitimement s’étonner que l’alarmisme climatique envahisse la population, alors qu’aucune statistique officielle ne fasse état d’une progression alarmante (cf « Climat et CO2 : décryptage d’une manipulation« ).

Rien d’étonnant à cela : les journalistes, censés nous informer de façon équilibrée, ont, pour la plupart, signé une charte qui les oblige à promouvoir cet alarmisme et leur interdit toute position contradictoire. 

Cette charte s’intitule « Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique » ; elle est accessible ici.

Elle stipule dans son en-tête :

Le consensus scientifique est clair : la crise climatique et le déclin rapide de la biodiversité sont en cours, et les activités humaines en sont à l’origine. Les impacts sur les écosystèmes et les sociétés humaines sont généralisés, et pour certains, irréversibles. Les limites planétaires sont dépassées l’une après l’autre, et près de la moitié de l’humanité vit déjà en situation de forte vulnérabilité.

Dans son sixième rapport, le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) insiste sur le rôle crucial des médias pour « cadrer et transmettre les informations sur le changement climatique ». Il appartient à l’ensemble des journalistes d’être à la hauteur du défi que représente l’emballement du climat pour les générations actuelles et à venir. Face à l’urgence absolue de la situation, nous, journalistes, devons modifier notre façon de travailler pour intégrer pleinement cet enjeu dans le traitement de l’information.

Tel est l’objet de la présente charte.

On pourrait légitimement se demander comment un journaliste de vocation pourrait signer ce genre de charte. Et pourtant, on compte, parmi les signataires :

  • 120 Rédactions (ex. : Libération, Médiapart, 20 Minutes, France Médias Monde), Alternatives économiques), cette charte ou une charte équivalente (Le Monde, Ouest-France, toutes les chaînes du service public, …),
  • 1800 journalistes, à titre individuel, ainsi que les syndicats et organisations de journalistes,
  • quasiment toutes les écoles de journalistes et organismes de formation.

Voir la liste complète des signataires

… et l’ARCOM veille également de son côté : CNews s’est ainsi fait rappeler plusieurs fois à l’ordre, ce qui l’a amenée, par exemple à annuler une invitation qu’elle m’avait faite pour présenter mon livre.

Quand des journalistes sont enjoints de publier des informations sans contradiction possible, cela s’appelle de la propagande.

Vous n’entendez qu’une cloche ? Alors vous n’entendez qu’un son.

Tous les articles que nous publions ne sont pas libres de droits ; merci de nous contacter avant éventuellement de les republier.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés ; restez courtois.

(Possibilité de combiner plusieurs termes)

Derniers commentaires :

Formulaire de contact

Recevoir la Newsletter hebdomadaire