Monique Barbut, ministre de la Transition écologique : le nucléaire en alerte !

L’ancienne présidente de WWF France est une antinucléaire militante !

Remplaçante d’Agnès Pannier-Runacher dans le second gouvernement Lecornu, Monique Barbut est peu connue du grand public. Mais à peine nommée, cette militante écologiste inquiète déjà pour ses positions antinucléaires. Sur son compte X, la journaliste Géraldine Woessner n’a pas manqué de rappeler que « sous la présidence de Monique Barbut, le WWF a affirmé que « le nucléaire ne représente pas une source énergétique durable à long terme » et a intenté des actions en justice contre sa classification dans la taxonomie verte par l’UE ». Un propos déjà largement développé dans Les Illusionnistes (Robert Laffont), le livre-enquête sur l’écologie radicale que Géraldine Woessner avait co-écrit en 2024 avec Erwan Seznec.

 

Une militante de l’écologie radicale

À cet égard, la nomination de Monique Barbut participe-t-elle vraiment à la « rupture » annoncée par Sébastien Lecornu ? En guise de discours de pot de départ, Agnès Pannier-Runacher, qui était ce 12 octobre l’invitée de l’émission Dimanche en politique, n’a pas hésité à déclarer qu’elle avait demandé au nouveau Premier ministre de prendre le décret de la PPE3 sans attendre le vote définitif de la loi de programmation de l’énergie par les parlementaires. Une tentative de passage en force évitée en août dernier, car suspectée de faire exploser nos factures d’électricité.

 

 

Or, c’est bien sur cette même ligne, pro-éolienne et antinucléaire, que se positionne Monique Barbut, dont le curriculum vitae révèle une solide expérience en matière de militantisme écologiste. Elle a fait ses premières armes à la Caisse centrale de coopération économique devenue, depuis, tristement célèbre sous le nom d’Agence française de développement (AFD), à cause de nombreux financements controversés. On la retrouve dans la délégation française au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992. En 2003, elle dirige la division Technologie, Industrie et Économie du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). En 2006, elle est nommée directrice générale et présidente du Fonds pour l’environnement mondial puis, en 2013, elle devient secrétaire exécutive de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.

Conseillère d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron la missionne, début 2021, au One Planet Summit de Paris sur la biodiversité. Comme le confirment Les Échos, « elle a l’oreille d’Emmanuel Macron, qu’elle conseille depuis plusieurs années sur tous les grands sujets internationaux relatifs à l’environnement ». Et de 2001 à 2003, elle assure la présidence de l’organisation écologiste WWF en France. La petite phrase relevée plus haut par Géraldine Woessner sur le peu d’avenir du nucléaire ne doit rien au hasard. En toute connaissance de cause, Monique Barbut ne fait que rappeler un combat historique de WWF, qui n’en parlait déjà pas autrement dans une tribune parue sur son site en 1998. L’organisme expliquait que, « trop risqué, économiquement très cher, le nucléaire est pour le réseau WWF une énergie du passé qui dessine une voie sans issue pour notre avenir énergétique ». Le 19 avril 2022, donc entre les deux tours de l’élection présidentielle, Monique Barbut co-signe une tribune où elle déclare que « le WWF attend [d’Emmanuel Macron] qu’il détaille à l’occasion du débat de l’entre-deux-tours plus concrètement sa planification écologique », et en profite pour rappeler que « l’élection d’une présidente d’extrême droite en 2022 ne peut pas être une option. Pas davantage qu’en 2017, pas davantage qu’en 2002. C’est pourquoi il faut voter résolument contre cette menace. » Son engagement dans la mouvance radicale de la gauche écologiste ne saurait mieux s’exprimer.

Offensive écologiste allemande contre le nucléaire français

Discrète sur sa radicalité vis-à-vis du grand public, Monique Barbut est un élément actif au sein d’un vaste réseau écologiste international. Jamais, lors de sa présidence, elle n’a remis en cause l’appartenance de WWF France au très influent Réseau Action Climat, aux côtés de 26 autres organisations, toutes fortement marquées à gauche. Jamais, non plus, elle ne s’est inquiétée du financement de Réseau Action Climat par la fondation Heinrich-Böll, une organisation allemande d’influence, ouvertement dans la ligne de la gauche écologiste, financée par des fonds publics allemands, proche de Marine Tondelier et d’Europe Écologie Les Verts. la fondation Heinrich-Böll est à l’avant-garde de l’offensive allemande contre le nucléaire français, comme le signale avec inquiétude un rapport de l’École de guerre économique. Un combat régulièrement relayé depuis par WWF France, notamment sur X, via son site Web, depuis que Monique Barbut a quitté la présidence de l’organisation.

 

Le nucléaire français et le contribuable ont décidément tout à craindre de l’éventuelle longévité de ce second gouvernement Lecornu…

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