Confronté à une désindustrialisation massive, le gouvernement allemand a décidé de prendre des mesures d’urgence pour tenter de restaurer la compétitivité de ses entreprises. Il a annoncé il y a quelques jours subventionner fortement les tarifs de l’électricité pour les groupes industriels. Le prix de l’énergie est trois plus élevé pour les entreprises européennes que pour leurs homologues américaines et chinoises.
Le très important rapport Draghi, qui remonte maintenant à plus d’un an, expliquait en 400 pages la perte continue de compétitivité de l’industrie et des économies européennes. Sa conclusion était sans appel, le coût élevé de l’énergie était devenu le principal handicap de l’économie européenne. Il est trois plus élevé pour les entreprises européennes pour l’électricité et le gaz que leurs homologues américaines et chinoises.
Salué par tout le monde, le rapport Draghi a été, sans surprise, très vite enterré, notamment par la Commission européenne qui a continué comme si de rien n’était la promotion de son nouveau pacte vert qui va continuer à renchérir les prix de l’énergie. La prochaine étape qui s’annonce périlleuse est celle de l’entrée en vigueur, reportée de 2026 à 2027, du nouveau système européen de quotas échangeables. Une véritable bombe à retardement.
Elle va se traduire par une envolée des coûts de l’énergie pour les particuliers et les petites entreprises. Il s’agit pour les fournisseurs d’énergie d’acheter sur le marché du carbone des quotas leur permettant d’aller au-delà de la baisse des émissions imposée par la Commission européenne.
L’urgence d’enrayer la hausse des prix de l’électricité
Seule l’Allemagne semble prendre conscience de l’urgence à enrayer la hausse des prix de l’électricité. Le chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé il y a quelques jours la mise en place d’un tarif fortement subventionné de l’électricité pour les industriels.
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