Grâce aux certificats d’économies d’énergie… les prix à la pompe repartent à la hausse

Créé en 2005 sur le principe dit du pollueur-payeur, le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) est problématique. Coût élevé pour les consommateurs, économies d’énergie surévaluées, fraudes massives… Au point que la Cour des comptes recommandait en 2024 sa suppression !
Mais les CEE ont un immense mérite aux yeux des derniers gouvernements. Ils sont hors budget de l’État et payés directement par le consommateur via ses factures d’énergie et donc de carburants. L’État lance ainsi de grands programmes d’économies d’énergie et de décarbonation qu’il ne finance pas.
Et les fournisseurs d’énergie répercutent l’essentiel du surcoût. Voilà pourquoi dans un pays surendetté et incapable de réduire ses dépenses, l’enveloppe des CEE passe de 6 milliards d’euros en 2025 à 8 milliards en 2026. Et ce n’est qu’un début. Elle pourrait atteindre 15 milliards d’euros dans les prochaines années ! Dans l’immédiat, la hausse de l’enveloppe va se traduire par une augmentation des prix à la pompe de 4 à 6 centimes le litre dans les premiers jours de 2026 et une hausse des factures d’énergie sur l’année d’environ 50 à 60 euros.

Les cours du pétrole sont à leur plus bas niveau depuis quatre ans et la sortie de la pandémie de Covid, autour de 60 dollars le baril de qualité Brent de mer du nord et de 57 dollars pour le WTI (West Texas Intermediate). Du coup, les prix des carburants à la pompe sont à leur plus bas niveau depuis plus de trois ans en France.

Mais cela ne pouvait pas durer… Les prix de l’essence et du diesel vont augmenter dans les premiers jours de l’année 2026 de 4 à 6 centimes le litre. Cela est directement lié à l’augmentation pour les distributeurs d’énergie de cette taxe déguisée appelée Certificats d’économies d’énergie (CEE). C’est un moyen aujourd’hui privilégié par les derniers gouvernements pour faire financer leurs décisions de politique énergétique sans passer par le budget de l’Etat. Mais ce sont tout de même évidemment les Français qui payent la note via leurs factures d’énergie et donc de carburants.

Cette hausse des prix à la pompe devrait s’étaler sur les quinze premiers jours de janvier selon Francis Pousse du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5.800 stations-service traditionnelles (hors grande distribution).

Un dispositif très problématique pour la Cour des comptes comme pour Que choisir

Le dispositif des CEE a été créé en 2005 sur le principe dit du pollueur-payeur. Il contraint sous peine de fortes amendes les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation et d’amélioration de l’efficacité énergétique au prorata de leurs émissions. S’ils n’atteignent pas leurs objectifs annuels, ils doivent payer une très forte amende en fin de période (environ trois fois le prix des CEE manquants).

TotalEnergies, …

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