Article n°5 : chapitres 10, 11, 12
Nous avons publié les semaines précédentes quatre premiers articles, numérotés N°1 à N°4 sous le même titre que ci-dessus, relatifs à la publication par CLINTEL de son Rapport intitulé : « Climat – Les positions figées du GIEC », qui présente de nombreuses et importantes critiques sur le rapport d’évaluation de synthèse AR6 du GIEC, publié en 2023.
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- Lien donnant accès au webshop de CLINTEL permettant de commander la version française du Rapport (25 €) en édition « brochée » : https://clintel.shop/product/climat-les-positions-figees-du-giec/
Nous avons donné, dans l’article N°1, une présentation générale du Rapport et la liste des 12 chapitres qui figurent dans ce rapport, et que nous abordons successivement dans ces articles complémentaires. Dans cet article N°5, nous résumons les chapitres 10,11 et 12 du Rapport de CLINTEL.
Tous les propos, commentaires et/ou critiques cités dans ces articles sont la reproduction des commentaires de CLINTEL.
Chapitre 10 – Dissimuler les bonnes nouvelles sur les extrêmes ?
La partie terminale de notre rapport porte sur les impacts du changement climatique pour l’homme. Marcel Crok analyse la dissimulation de bonnes nouvelles. Il souligne que l’AR6 prétend que le climat devient plus extrême avec le temps. Mais que les données suggèrent que ce n’est pas le cas dans de nombreuses catégories de phénomènes climatiques. Ou plus précisément de météo.
Par exemple, le GIEC reconnaît, au fin fond du rapport, qu’il n’y a pas de tendance dans les cyclones tropicaux ou les inondations. Ce genre de phénomènes extrêmes est à l’origine d’environ 90% des dégâts dus aux catastrophes dans le monde.
On devrait donc considérer comme une bonne nouvelle le fait qu’il n’y ait pas de tendance à la hausse.
La plus longue série intemporelle sur les ouragans atteignant les cotes provient des USA. Elle n’est pas reprise dans aucun des supports du GIEC.
Les cyclones de par le monde et les ouragans US n’augmentent pas. Mais décroissent en fréquence et en violence au cours des dernières décennies.
S’agissant de sécheresse, Crok découvre que les auteurs ont une confiance faible dans l’idée que les activités humaines aient pu contribuer à ces sécheresses à l’échelle régionale.
Crok conclut que les vagues de chaleur ont augmenté depuis 1950, mais les années les plus chaudes aux USA étaient les années 1930. Donc les choses pourraient dépendre du choix de la période considérée.
Crok pointe sur de sérieuses contradictions entre différentes parties de l’AR6, en particulier entre les rapports du WG1 et du WG 2.
L’ensemble du WG1 établit que le GIEC a une faible confiance dans la contribution humaine aux inondations, alors que le Résumé à l’Intention des Décideurs dit le contraire.
Crok conclue que toutes les bonnes nouvelles sont noyées dans les profondeurs et seules les mauvaises nouvelles sont mises en avant dans le Résumé à l’Attention des Décideurs.
Dans le WG2, les choses sont nettement pires, le GIEC contredisant nombre de ses affirmations du rapport WG1.
Chapitre 11 – Les pertes dues aux catastrophes.
Marcel Crok continue à discuter des catastrophes météorologiques et de leur attribution possible ( cas échéant) aux activités ou aux émissions humaines.
La comparaison dollar par dollar du coût nominal des destructions entre aujourd’hui et hier n’a aucun sens du fait de l’augmentation de la population.
Crok examine la littérature « peer-reviewed » sur la normalisation des coûts des catastrophes en partant de l’article de référence de Roger Pielke Junior de 1998.
Le rapport précédant l’AR5 prenait en compte les conclusions de Pielke en les reformulant.
« L’exposition croissante des populations et des biens économiques ont été la cause principale des augmentations à long terme des pertes économiques. »
Crok conclut pour ce qui est de la littérature sur les pertes dues aux catastrophes :
« le dernier rapport du WG2 n’est ni exhaustif, ni ouvert, ni transparent. Il ignore la majorité de la littérature publiée sur le sujet. Il n’est pas non plus objectif. Il s’agit d’une bien médiocre prestation du GIEC. »
On voit clairement que Pielke est mis sur la touche par le GIEC. Le GIEC fait tout son possible pour ignorer les travaux de Pielke, même lorsqu’ils sont pertinents.
Le GIEC a aussi ignoré un autre des papiers de Pielke qui présente un graphique important des coûts mondiaux normalisés.
Chapitre 12 – Les décès dus au climat.
Marcel Crok analyse la déclaration du Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Goutteres selon laquelle « nous sommes sur l’autoroute de l’enfer climatique avec le pied sur l’accélérateur ». Déclaration faite aux délégués de la COP 27 en Egypte.
Y a-t-il une once de vérité dans cette déclaration ? Il semble que non.
Lomborg a montré que les décès liés au climat, plus exactement à la météo, ont chuté au cours des 100 dernières années passant de près d’un demi-million par décennie en 1920 à quelques milliers par décennie aujourd’hui.
Pour autant, cette bonne nouvelle n’apparaît pas dans l’AR 6 dans laquelle ce papier de Lomborg n’est pas mentionné. D’autres rapports du GIEC ont continué à péjorer en qualité et à multiplier les biais avec le temps.
Le premier rapport (FAR) de 1990 constituait une évaluation relativement correcte de la science climatique de l’époque, mais les rapports subséquents se sont révélés de plus en plus biaisés d’année en année.
Aucune appréciation honnête de l’AR6 ne conclura qu’il est correct et non biaisé. Elle conclura plutôt le contraire.
Les problèmes semblent être considérablement plus graves dans le Rapport du groupe de travail WG2 que dans celui du groupe de travail WG1.
Le résumé CLINTEL
Nous avons montré que nombre d’affirmations importantes du GIEC sont contestables : « Que le réchauffement actuel est sans précédent, qu’il est à 100% causé par l’homme, qu’il est dangereux »
En se basant sur les mêmes données disponibles, l’équipe Clintel proposerait un résumé dont la teneur serait la suivante.
« Le réchauffement au cours de l’Holocène a vraisemblablement atteint un sommet durant le maximum thermique de l’Holocène, lorsque les températures globales à l’échelle d’un siècle étaient probablement similaires, aux incertitudes près, à celles observées au cours de la dernière décennie.
Nous ne disposons pas de températures moyennes décennales du maximum thermique de l’Holocène et les températures issues des proxy réduisent les extrêmes quand on les moyenne.
Après cela, un long refroidissement a débuté qui suit les cycles de Milankovitch.
Ce refroidissement a atteint son point culminant lors du Petit Âge Glaciaire qui était probablement la période la plus froide de l’Holocène. Les gaz à effet de serre ont probablement contribué au modeste réchauffement depuis 1850.
Il est impossible de déterminer avec une précision raisonnable quel pourcentage de réchauffement est dû aux gaz à effet de serre.
Le niveau de la mer a commencé à s’élever au dix-neuvième siècle et il n’y a aucune accélération visible après 1950, soit dans la période où le climat est supposé dominé par les gaz à effet de serre. En outre, la plupart des phénomènes météorologiques extrêmes ne sont pas devenus plus fréquents ou plus violents. C’est particulièrement vrai pour les cyclones et les inondations aux tropiques, à savoir les phénomènes causant globalement le plus de dégâts.
Les pertes causées par les catastrophes quand on les normalise en fonction de la croissance économique, sont en légère baisse depuis les années 1990. Les décès liés au climat ont connu une chute de plus de 95% depuis les années 1920.
Cela reflète une prospérité croissante et la disponibilité de technologies qui préparent mieux l’humanité aux catastrophes. En bref, une humanité prospère est largement préparée aux changements climatiques et peut facilement y faire face. »
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Mai 2023
- Marcel Crok, ( Directeur – Clintel – Pays-Bas)
- Andy May ( Auteur scientifique et pétrophysicien à la retraite – USA)
- Dr. Javier Vinos (biologiste moléculaire – écrivain – Espagne)
- Dr. Ross McKitrick ( Professeur d’économie. Université de Guelph – Canada)
- Nicola Scafetta ( Professeur de Physique de l’ Atmosphère. Université Frederico II – Naples, Italie.)
- Kip Hansen ( Journaliste scientifique – USA)
- Dr. Fritz Vahrenholt (Professeur – Université de Hambourg – Allemagne)
- Dr. Ole Humlum (Professeur Emérite – Université d’Oslo – Norvège)