A en croire les estimations de la Commission européenne, la facture pour le contribuable français de l’éolien marin pourrait se chiffrer à 63 milliards d’euros pour les seuls 10 prochains gigawatts de capacités installées dont le gouvernement Lecornu vient d’accélérer le lancement des appels d’offre.
Les 63 milliards d’euros représentent plus du double de l’évaluation du gouvernement et de la PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’ énergie version 3).
On peut raisonnablement se demander si les calculs de la PPE3 n’ont pas été délibérément trompeurs pour justifier des investissements massifs et inutiles dans la production électrique renouvelable… Car le pays produit déjà en surabondance une électricité décarbonée à plus de 95%.
Mais le gouvernement Lecornu en précipitant les appels d’offre sur l’éolien en mer, le plus coûteux des renouvelables intermittents, veut rendre les choses irréversibles avant l’élection présidentielle de 2027.
Entériner un mensonge dont les Français vont payer la facture pendant 25 ans, le contribuable comme le consommateur.
Et dans le même temps ou presque, l’Allemagne, le chantre depuis deux décennies des renouvelables intermittents, fait un virage à 180 degrés. Elle renonce à sa politique énergétique, la trop fameuse Energiewende, qui lui a coûté 800 milliards d’euros et a mené son économie au désastre. Elle a décidé, elle, de ne plus subventionner les énergies renouvelables intermittentes (éolien et solaire) !
Deux évènements récents de l’actualité énergétique démontrent encore et encore les incohérences, les mensonges et le gaspillage insensé d’argent public résultant de la politique énergétique menée par le gouvernement Lecornu. Les Français, consommateurs, contribuables et producteurs, n’ont pas fini d’en payer la facture.
Les deux actualités sont la décision allemande d’arrêter de subventionner outrageusement les renouvelables intermittents (éolien et solaire), un virage à 180 degrés de sa politique énergétique. Et le chiffrage quelques jours plus tôt par la Commission européenne du coût que pourrait représenter pour les finances publiques de la France le programme Lecornu d’accélération des investissements dans l’éolien marin (11 parcs), soit 63 milliards d’euros sur 25 ans.
Un argent qu’évidemment la France n’a pas et des investissements totalement inutiles, du gaspillage par excellence, dans une production dont le pays n’a pas le moindre besoin et qui est extrêmement coûteuse pour le contribuable donc… et le consommateur.
Au passage, le gouvernement est pris, une fois encore, la répétition devient particulièrement lassante, en flagrant délit de mensonge sur les coûts de sa politique énergétique. Selon la PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3), publiée par décret en février dernier pour éviter tout débat parlementaire qui l’aurait descendu en flammes comme toutes les autorités scientifiques du pays (Académie des Sciences, Académie des technologies, Haut -Commissaire à l’énergie atomique…), le coût des 10 GW de capacités éoliennes marines dont la construction a été annoncée (paquet d’appels d’offres dit A.O.10) aurait dû représenter 30 milliards d’euros.
En fait, la facture réelle validée par Bruxelles, 63 milliards d’euros d’aides publiques, est plus de deux fois supérieure à ses projections. Pour un pays dont le principal problème économique aujourd’hui est la gestion calamiteuse de ses finances publiques…
L’Allemagne renonce à la trop fameuse Energiewende
On se souvient aussi de Roland Lescure, le ministre de l’Economie, et Maud Brégeon, la ministre de l’Energie, qui accusaient l’opposition de « dire n’importe quoi » sur les coûts réels de la PPE3. On ne les a pas entendus sur les calculs de la Commission européenne. Car les chiffres de la PPE3 étaient délibérément trompeurs. On peut même considérer que les décisions publiques sur l’éolien maritime sont entachées d’illégalité…
Pendant ce temps-là, à front renversé, l’Allemagne, elle, renonce à sa politique énergétique, la …