En apparence, l’Espagne est, avec la France, le pays en Europe qui a fait face le plus facilement à l’augmentation de la demande d’électricité liée à la canicule. L’Espagne bénéficie aussi comme la France de prix de l’électricité parmi les plus bas en Europe.
Madrid le doit à des investissements massifs dans les renouvelables intermittents, éoliens et plus encore solaires. Mais il y a un vrai revers à cette médaille. La déstabilisation du réseau et du marché électriques espagnols. Le blackout du 28 avril 2025 qui a fait 147 morts et a failli se reproduire le 28 janvier 2026 en a fait la sinistre démonstration.
Quand les productions renouvelables intermittentes sont majoritaires, les réseaux deviennent très fragiles car elles sont incapables d’apporter l’inertie électro mécanique des centrales hydrauliques, nucléaires et thermiques qui permet de stabiliser les réseaux en tension et en fréquence quand la situation se dégrade.
Et il y a un autre problème. La surproduction solaire est devenue telle en milieu de journée que les prix s’effondrent et deviennent négatifs et que le modèle économique des parcs solaires ne tient plus. A tel point, que les investisseurs fuient l’Espagne et tentent pour certains de vendre en catastrophe leurs actifs solaires.
Le gouvernement espagnol du dogmatique Pedro Sanchez, qui a tout fait pour masquer la responsabilité des renouvelables intermittents dans le blackout d’avril 2025, évoque lui une situation « transitoire » et prévoit d’investir 30 milliards d’euros dans la modernisation du réseau d’ici 2030. Il étudie aussi les moyens d’éviter des faillites et des ventes à l’encan de parcs photovoltaïques en apportant un soutien financier au secteur et en encourageant l’installation de batteries pour stocker l’électricité excédentaire.
Le modèle allemand de la transition énergétique construit sur le tout renouvelables éolien et solaire a échoué. Même les dirigeants allemands ont fini difficilement par le reconnaître. Difficile de faire autrement. Le pays a l’électricité la plus chère d’Europe. Il ne parvient pas à décarboner sa production d’électricité et son économie, doit recourir aux centrales à charbon quand il n’y a pas de vent et de soleil et a dû lancer un programme d’urgence de construction de 40 centrales à gaz. Et comble de l’ironie, il importe massivement de l’électricité nucléaire française quand il n’y a pas de vent, comme dans les périodes de canicule, et pas de soleil (le soir par exemple).
Mais les partisans du tout renouvelables ont trouvé un nouveau modèle, l’Espagne, qui a également fait le choix du tout renouvelable et notamment du solaire avec, il est vrai, des conditions géographiques et météorologiques bien plus favorables que l’Allemagne. Problème, les renouvelables intermittents déstabilisent les réseaux et sont ainsi à l’origine du gigantesque blackout de la péninsule ibérique du 28 avril 2025 qui a fait la bagatelle de 147 morts… Mais le gouvernement espagnol du dogmatique Pedro Sanchez a tout fait pour entraver les enquêtes et nier cette réalité afin de ne pas remettre en cause sa politique énergétique. Il y a pourtant une réalité physique indéniable. Les renouvelables intermittents n’offrent pas l’inertie électro mécanique des centrales hydrauliques, nucléaires et thermiques qui permet de stabiliser les réseaux en tension et en fréquence quand la situation se dégrade. A tel point, que le réseau espagnol a failli à nouveau tomber le 28 janvier dernier.
La rentabilité des parcs solaires s’effondre avec la surproduction et les prix négatifs
Mais il n’y a pas que cela comme problème avec le surinvestissement espagnol dans les renouvelables intermittents. La surproduction en milieu de journée quand le rayonnement solaire est maximum fragilise le réseau, fait s’effondrer les prix qui deviennent souvent négatifs. Elle met ainsi à mal la rentabilité des parcs solaires et éoliens à tel point que les investisseurs fuient l’Espagne. C’est ce qu’explique l’agence Bloomberg.
« Au cours des 15 dernières années, l’Espagne a été l’un des marchés européens des énergies renouvelables qui a connu la plus forte croissance, …