Désertification, biodiversité, climat : Trois COP d’épée dans l’eau ?

2026 marque l’année des trois COP – Désertification, biodiversité, climat – dans une quasi-indifférence générale.
Le contexte géopolitique, la crise énergétique, la fracture sociale, les tensions économiques et financières ont relégué au second plan les sujets environnementaux.
Alors que ces trois rendez-vous sont généralement l’occasion d’un renforcement du multilatéralisme et de la diplomatie environnementale, ils risquent d’accentuer encore un peu plus le « schisme de réalité », l’écart entre l’ambition de ces sommets et la réalité de l’action ou plutôt de l’inaction.

Depuis lundi 19 octobre, la COP17 Biodiversité a ouvert ses portes à Erevan, en Arménie, sans faire la Une des journaux. Le sommet de cette année est pourtant particulièrement important puisqu’il s’agit de dresser le premier bilan de l’action, à mi-chemin entre l’adoption de l’accord de Kunming-Montréal en 2022, et l’horizon 2030 fixé pour l’atteinte des objectifs. Le déclin de la biodiversité est loin d’être enrayé. Sur les 23 cibles, seule une, la cible 8 visant à « minimiser les impacts du changement climatique sur la biodiversité », apparaît en bonne voie. Financements insuffisants, subventions néfastes toujours trop élevées, produits chimiques ultra-présents dans l’agriculture, efforts à combler en matière de restauration et de protection des espaces naturels : le chemin est encore long.

Mi-août, c’est la COP17 Désertification qui s’est tenue en toute discrétion, à Oulan-Bator, en Mongolie, alors que des records de chaleur étaient battus aux quatre coins du monde. Elle n’a pas réussi à aboutir sur un protocole dédié à la sécheresse, demandé depuis longtemps par le groupe Afrique. La décision a été reportée à la prochaine COP qui aura lieu en 2028.

Reste la COP31 sur le climat qui se tiendra à Antalya, en Turquie, à partir du 9 novembre. Si elle va sans doute attirer plus de médias et de chefs d’Etat et de gouvernement, va-t-elle réussir à avancer, notamment sur l’épineux sujet des énergies fossiles ? Rien n’est moins sûr. Depuis la COP28 de Dubaï en 2023, et le consensus sur une transition progressive hors des énergies fossiles et le triplement des énergies renouvelables, il n’y a pas eu d’avancée significative. Pour contourner ce tabou, la présidence turque a érigé le sujet de l’électrification comme priorité, à la veille de la COP31.

« S’il y a un consensus qui se dégage à Erevan, si on arrive à montrer que la Chine, l’UE et d’autres pays sont d’accord sur l’électrification, cela pourra envoyer un signal important au monde, comme l’a été la COP de Dubaï », estime Sébastien Treyer, directeur général de l’Iddri.

« Tous les éléments que l’on pourra également engranger sur la sortie des fossiles viendront aussi nourrir la COP33 qui sera celle du second bilan de l’action« , ajoute-t-il.

Alors que l’Inde a retiré sa candidature pour accueillir ce sommet majeur, la Chine pourrait se porter volontaire.

La Chine qui fait pression avec d’autres Etats, dont l’Arabie saoudite, pour empêcher la publication du prochain rapport du Giec avant la COP33 de 2028. Historiquement, leurs travaux, publiés en amont de sommets clés comme la COP21 ou la COP28, avaient permis d’obtenir des engagements ambitieux.

Le temps presse et la crise climatique s’emballe. Selon une nouvelle estimation de l’ONU, le monde se dirige vers un réchauffement de +2,8°C. On cherche des raisons d’espérer… mais elles ne sont pas faciles à trouver.

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Une réponse

  1. Bonjour. La meilleure chose à faire, c’est de fermer l’IDDRI, organisme collectiviste gangrené de socialistes partisans de la décroissance (dont le nommé Treyer) et de ne conserver que les quelques parties utiles de ce bidule créé par le glorieux Hollande à la caisse des dépôts et dans un ministère.

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