Ours polaire : les “fact checkers” activistes induisent le public en erreur

Le Dr Susan Crockford, zoologiste canadienne, avertit que certains spécialistes de l’ours polaire tentent de jeter un écran de fumée sur la croissance du nombre d’ours polaires dans le monde.

Une vérification des faits par l’AFP hier, reprise par Yahoo News, affirme qu’un graphique utilisé par l’analyste statistique Bjorn Lomborg (auteur de The Skeptical Environmentalist et False Alarm), qui montre que les populations d’ours polaires augmentent sur cinq décennies, “utilise des données non fiables”.

La critique insiste sur le fait que le message véhiculé par le graphique – à savoir que le nombre d’ours polaires augmente “malgré le réchauffement climatique” – est “trompeur”, et que les experts affirment que “le changement climatique d’origine humaine constitue une menace pour les ours polaires”. Toutefois, le Dr Susan Crockford, zoologiste, rétorque que certains spécialistes des ours polaires tentent de jeter un écran de fumée sur les faits pertinents de la question.

En ce qui concerne l’affirmation selon laquelle les estimations de l’abondance de la population d’ours polaires dans les années 1960 sont “de pures conjectures”, Mme Crockford souligne que les spécialistes de la loutre de mer, sans honte ni excuses, utilisent régulièrement le chiffre de référence d'”environ 2 000″ pour la taille de la population de l’espèce avant sa protection, même s’il est basé sur des “conjectures” similaires. Personne n’insulte ces biologistes pour avoir cité ce chiffre.

En fait, les spécialistes de l’ours polaire sont les seuls dans le domaine de la conservation à refuser d’accepter un chiffre de référence pour la taille de la population des années 1960, malgré huit estimations publiées par leurs pairs. Mme Crockford utilise une moyenne générale de celles-ci, soit environ 10 000 (fourchette de 5 000 à 15 000), comme un compromis raisonnable, tout comme le spécialiste de l’ours polaire Markus Dyck, qui est mort en travaillant sur le terrain dans l’Arctique en 2021.

En 2008, le US Fish and Wildlife Service a utilisé un chiffre d’environ 12 000 dans un document de ” questions fréquemment posées ” : c’est le chiffre utilisé par Lomborg dans son graphique.

Quant aux chiffres plus récents, les membres du PBSG (Polar Bear Specialist Group) continuent d’insister sur le fait qu’aucune des estimations de la population mondiale qu’ils ont faites ne peut être utilisée pour évaluer la santé de la conservation de l’espèce.

Crockford demande :

“Comment peut-on s’attendre à ce que le public évalue l’efficacité des mesures de conservation de l’ours polaire s’il n’existe aucun moyen de déterminer si les effectifs ont augmenté ou diminué au fil du temps – alors qu’on s’attend à ce qu’il accepte sans contestation les résultats d’un modèle informatique récent qui prédit un avenir catastrophique, comme cette “vérification des faits” encourage les lecteurs à le faire ?”

Selon Mme Crockford, la glace de mer d’été a diminué de façon spectaculaire depuis 1979, et plus particulièrement dans la région de Svalbard, dans la mer de Barents, au cours des 20 dernières années. Cependant, la santé et l’abondance des ours polaires du Svalbard n’ont pas été affectées négativement, ce que les données issues du travail sur le terrain et les études scientifiques évaluées par les pairs et réalisées par des spécialistes des ours polaires montrent comme étant vrai.

Des preuves empiriques comme celle-ci expliquent pourquoi les modèles informatiques prédisant un avenir funeste pour les ours polaires sont sans valeur : une diminution importante de la glace de mer en été n’entraîne pas inévitablement un déclin du nombre d’ours polaires comme le supposent ces modèles.

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Susan J. Crockford est zoologiste et auteur des livres The Polar Bear Catastrophe That Never Happened  et Fallen Icon: Sir David Attenborough and the Walrus Deception. Elle écrit sur les ours et autres animaux polaires sur le site PolarBearScience.

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Une réponse

  1. Ca se passe en Sibérie. Une moujik regarde par la fenêtre de son isba et voit passer un ours blanc.
    Le lendemain par cette même fenêtre, elle voit passer un ours brun.
    Le lendemain de nouveau elle voit passer un ours blanc, puis le lendemain un ours brun, etc.
    Moralité : les ours se suivent et ne se ressemblent pas.

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