Pourquoi les Français n’achètent plus de voitures neuves

Le marché automobile français devient celui d’un pays en voie de développement. Les particuliers achètent de moins en moins de véhicules neufs, qu’ils soient thermiques ou électriques. Seul le marché de l’occasion se maintient mais avec des transactions entre particuliers de plus en plus importantes pour des voitures de plus en plus âgées. Il y a plusieurs explications à cela : les prix des véhicules neufs devenus inaccessibles pour une grande partie des automobilistes et dans le même temps les changements incessants de politiques publiques, notamment en matière d’aides à l’électrique et de renforcement des malus, sans compter enfin la disparition des véhicules chinois, avant tout électriques, qui étaient très abordables.
La politique européenne de transition à marches forcées vers la motorisation électrique tourne à la catastrophe industrielle, économique et sociale.

Le constat est accablant. En moins de deux décennies une succession de décisions politiques désastreuses faisant de l’automobiliste à la fois une vache à lait et un coupable désigné et dans le même temps d’erreurs répétées des dirigeants de la plupart des groupes automobiles ont détruit le marché automobile français et, dans une moindre mesure, européen. Les Français ont tout simplement cessé d’acheter des voitures neuves, qu’elles soient thermiques ou électriques.

Un chiffre résume la situation. Il est cité par Flavien Neuvy, économiste et directeur de l’observatoire Cetelem.

« Au milieu des années 1990, on avait à peu près 7 à 8% des ménages qui achetaient une voiture neuve chaque année, là on est plutôt autour de 2% des ménages, cela veut dire que les gens n’achètent plus de voitures neuves ». Les particuliers ne représentent plus que 40% des acquisitions de véhicules neufs contre 62% en 2001…

Et la France ne produit plus sur son sol que 1,35 million de véhicules par an. Elle en fabriquait 3,5 millions au début des années 2000. Depuis la crise sanitaire, près de 40.000 emplois industriels ont été perdus en France dans l’automobile.

La dégringolade des ventes électriques est encore plus rapide

Les voitures neuves ne sont plus achetées avant tout que par les entreprises, petites ou grandes. Selon les estimations, environ 1,5 million de véhicules neufs devraient être vendus cette année en France contre 2,2 millions en 2019, dernière année avant la crise sanitaire. Soit une chute de 27% en six ans. Et la France n’est pas un cas particulier. Depuis 2020, le marché européen dans son ensemble s’est réduit de près d’un tiers.

 

 

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Une réponse

  1. Cette course en avant ininterrompue « BoboTechnologique » est stupide. Pour assurer avec efficacité et de façon simple la fonction Mobilité et Transport familial, on pourrait avoir accès depuis des dizaines d’années à des modèles standards de véhicules au coût modeste entre 5 000 à 10 000 € donnant entière satisfaction. (est ce que pour manger un steak on a cru nécessaire d’inventer et diffuser des couteaux laser ultrasons vibrants, ou bien utilise t on le modèle standard 17ème siècle qui donne entière satisfaction ?

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