Dans un post publié sur Linkedin, Robert Vautard (co-président du WG1 du GIEC, successeur de Valérie Masson-Delmotte, qui elle-même avait succédé à Jean Jouzel, tous trois issus de l’Institut Pierre-Simon Laplace), trouve que le GIEC ne fait pas assez de place au GDEI (Gender, Diversity, Equality and Inclusion) :
« Mon journal du GIEC – Quelques réflexions immédiates sur le genre, la diversité, l’équité et l’inclusion (GDEI) à IPCC à la suite de la réunion d’experts qui s’est tenue la semaine dernière à Genève. Cette réunion a réuni des experts en sciences sociales, des membres du Bureau du GIEC, des physiciens, des membres des Unités d’appui technique et du Secrétariat, ainsi que des membres du panel du GIEC. Il a été conçu pour analyser le GDEI dans le GIEC et fournir des recommandations.
J’ai autant appris du contenu des discussions qui ont eu lieu que de l’organisation de la réunion elle-même ! Grâce à l’organisation exceptionnelle conçue par son architecte Kris De Meyer, la réunion a été l’une des plus inclusives
que j’ai jamais vues. Les participants ont d’abord été invités à des discussions scientifiques sur le GDEI, en commençant par les définitions de G, D, E et I, et les points de vue sur la façon dont les organisations sœurs de l’ONU traitent ces questions. Ensuite, les participants ont été invités à réfléchir à la manière dont le GIEC peut améliorer le GDEI à tous les niveaux, en petits groupes, en donnant le temps à chacun de s’exprimer. Les participants eux-mêmes ont fait une grande partie de la synthèse de ces idées.
Le GIEC a fait beaucoup de progrès en matière de diversité et d’équilibre entre les sexes au fil des ans. Toutefois, la réunion a clairement montré qu’il ne suffit pas de faire en sorte que ses rapports contiennent tous les points de vue et toutes les considérations. En fait, si une plus grande diversité n’est pas accompagnée d’une réflexion et de mesures d’inclusion, la situation peut en fait être pire. Par conséquent, la réunion a mis l’accent sur l’inclusion.
… »
On en pense ce qu’on veut, mais cela donne une bonne idée de qui pilote ces instances, et qui y représente la France.