PPE3, Roland Lescure pris en flagrant délit de mensonge éhonté

Le ministre de l’Économie et de l’Énergie a expliqué le 15 février dernier sur BFMTV que les 200 milliards d’euros d’investissements à venir d’ici 2040 dans les réseaux électriques permettront d’éviter des hausses du coût de l’électricité. Il faut oser. Ces 200 milliards seront payés par les consommateurs. Un tiers de la facture d’électricité finance l’acheminement (transport et distribution) du courant, c’est ce qu’on appelle le Turpe ou Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité.

Roland Lescure, ministre de l’Économie et de l’Énergie, a une capacité assez remarquable à dire avec aplomb des mensonges plus gros que lui. Le dernier en date est assez incroyable de culot. Interrogé le 15 février dernier sur BFMTV, il a affirmé que les investissements massifs prévus dans les réseaux électriques permettront d’éviter « des hausses de prix » de l’électricité.

« On a aujourd’hui des réseaux de distribution qui datent de l’après-guerre, dans lesquels il faut investir….  Il y a 200 milliards de prévus d’investissement dans les réseaux, les lignes à haute tension, ce qu’on appelle le transport d’électricité et la distribution… La raison pour laquelle on investit, c’est justement pour éviter des augmentations de prix, c’est pour qu’on puisse transformer plus d’électricité, c’est pour qu’on puisse produire plus d’électricité ».

Le Turpe ou tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité représente un tiers de la facture d’électricité

Rappelons que les 200 milliards d’euros en question devraient être investis d’ici 2040 selon les calculs faits à la fois par RTE (le réseau haute tension) et Enedis (le réseau basse et moyenne tension) qui ressortent à 100 milliards environ pour chacun.

Mais affirmer que cela permettra de faire baisser le coût de l’électricité est assez extraordinaire de mauvaise foi. Il y a trois parties dans une facture d’électricité à peu près égales dans le cas du tarif réglementé qui concerne 20 millions de ménages et 1,5 million de petites entreprises.

Soit, environ 35% pour le coût de production et de fourniture qui inclut le coût de  commercialisation du vendeur.

Il y a ensuite environ 32% pour un ensemble de taxes, à savoir l’accise sur l’électricité (16%), la CTA qui sert au financement du régime spécial des employés EDF (4%) et la TVA de 20% qui s’applique à l’ensemble, accise incluse.

Et enfin, il y a autour de 32% pour l’acheminement (transport et distribution) qui inclut les dépenses d’équilibrage du système, c’est ce qu’on appelle le Turpe ou Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité.

Sur les 200 milliards d’euros de modernisation des réseaux, une bonne partie est liée aux renouvelables intermittents

Cela signifie tout simplement que les 200 milliards d’euros d’investissements …

Article réservé aux abonnés
Pour poursuivre la lecture
Abonnez-vous dès maintenant à Transitions Énergies et soutenez un journalisme indépendant.
Abonnement à 35€ / an
Déjà abonné ? Se connecter

Tous les articles que nous publions ne sont pas libres de droits ; merci de nous contacter avant éventuellement de les republier.

Une réponse

  1. Permettre aux alsaciens ou aux occitans d’utiliser l’électricité produite par le vent en Bretagne (qui fonctionne à 20% équivalent temps plein) ou le soleil du Midi (qui fonctionne 12% équivalent temps plein) ou les STEP des Alpes ou du Massif Central (qui fonctionnent souvent mais pas longtemps) ou un back_up (qui fonctionne les 2/3 du temps) demande un réseau beaucoup plus développé que d’utiliser l’électricité produite par une centrale traditionnelle à 50 km de chez eux (et qui fonctionne 100% du temps) !

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés ; restez courtois.

(Possibilité de combiner plusieurs termes)

Derniers commentaires :

Recevoir la Newsletter hebdomadaire