Le journal Sud Ouest du 23 mai par la voix de Stephanie Lacaze dans son édito (voir ci-dessous (*)) « Les data centers le nouveau fardeau écologique », s’insurge contre le progrès.
Cela revient comme un antienne à ce journal gauchiste de se rebeller contre la production de CO2 puisque toute activité économique et nous mêmes, c’est heureux, en évacuons à loisir.
Voici que la révélation au grand public de ces centres de données, met le feu aux poudres écologistes du journal.
Il y de quoi car les 5000 centres de données mondiaux dont plus d’un tiers aux USA et 300 en France à égalité avec la Chine, étonnamment larguée sur ce sujet, sont de grands consommateurs de terres et métaux critiques fort peu écologiques dans leur production, d’électricité (climatisation) et l’utilisation de grandes quantités d’eau.
Le pire de ces centres pour un Ecolo-Rechauffiste affirmé, est l’émission considérable de CO2 que dénonce « l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de presse » (Arcep), un autre machin dont il faudra s’affranchir après 2027.
Notre Président, grand parangon des EnR avec son nouvel engagement (PPE3) pour l’éolien marin nous fournissant une électricité six fois le prix du nucléaire, fait un salto arrière pour aller dans le sens de l’histoire et décide en 2025 de financer cette nouvelle industrie de l’information grande émettrice de CO2.
Avec 100 milliards d’investissement, Macron entraîne sa future destination l’Europe pour 200 milliards !
Comment ne pas se résoudre à ne pas investir dans ce domaine stratégique quitte à abonder notre dette abyssale, afin de ne pas rater le virage technologique du futur.
Il ne reste plus qu’aux Ecolo-Rechauffistes de notre journal, une fois encore, de pleurer sur le triste destin du monde de plus en plus carboné vis à vis de l’Energie (dépendante à 86% des énergies fossiles) et de l’Information.
FD
(*) Les entreprises ne jurent plus que par cette technologie pour augmenter leur productivité.Il n’est pas un lycéen qui ne l’utilise pour faire un exposé. L’intelligence artificielle (IA) n’est plus une entité mystérieuse qui équipe nos smartphones, elle s’est imposée comme incontournable et remplace peu à peu les moteurs de recherche traditionnels. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’environnement.
L ’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de presse, l’Arcep, vient de publier une étude sur l’empreinte carbone du numérique, intitulée « Pour un numérique soutenable ». Elle porte sur 160 centres de données, ou data centers, soit la moitié du parc hexagonal, et examine leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2024.
Elles s’élèvent à 178 000 tonnes de CO2, en progression de 23 % par rapport à l’année précédente. Sans jouer les pythies, il y a fort à parier que c’est beaucoup plus en 2025, car, comme le révèle l’étude, les émissions de GES augmentent à « un rythme de plus en plus soutenu ».
Une croissance portée par l’essor de l’intelligence artificielle (IA) encouragé par les pouvoirs publics. En février 2025, le président de la République avait ainsi annoncé que la France allait investir 109 milliards d’euros lors du sommet sur l’IA de Paris, avec le développement massif de cette industrie « génère des inquiétudes légitimes ».
l’ambition de faire de la France le champion européen du secteur. Bruxelles a renchéri en mettant 200 milliards d’euros sur la table pour soutenir l’implantation de data centers géants.
Les projets sont toujours plus gros, toujours plus nombreux. Avec ses 300 cathédrales du cloud, la France s’installe au sixième rang mondial et à la troisième place européenne, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni. Mais le développement massif de cette industrie, les « usines de demain » selon l’Élysée, « génère des inquiétudes légitimes », dont l’Arcep se fait l’écho.
Les impacts environnementaux de ces centres de données s’avèrent tout sauf anodins. En 2024, ces infrastructures ont prélevé 575 000 m3 d’eau pour leur refroidissement, générant à certains endroits des conflits d’usage. Aux États-Unis, et notamment en Virginie, État qui concentre 12 % des capacités mondiales des data centers, la contestation citoyenne monte. L’inquiétude porte sur l’empreinte énergétique de ces centres, avec une consommation qui pourrait être multipliée par quatre.
En conclusion de son étude, l’Arcep appelle à respecter des « conditions compatibles avec les limites planétaires ». Alors que l’on réduit sous la contrainte notre consommation de pétrole, les nouveaux usages numériques risquent bien de faire exploser le compteur électrique.