La crise que traverse le système électrique allemand s’aggrave. Les prix de l’électricité, déjà les plus élevés d’Europe, ont continué à augmenter rapidement avec la crise énergétique et l’envolée des prix du gaz. Ils ont bondi de 50% au troisième trimestre sur le marché spot allemand par rapport à l’année précédente.
Et dans le même temps, le lobby des renouvelables intermittents (éolien et solaire) tente par tous les moyens d’empêcher le Bundestag d’adopter une nouvelle loi voulue par le gouvernement de Friedrich Merz qui vise à limiter les avantages de ses sources d’énergie et mettre en fin en partie à la fameuse Energiewende, la politique énergétique allemande qui est un désastre économique et énergétique.
L’Allemagne aura dépensé près de 800 milliards d’euros pour avoir un prix de l’électricité record qui a démoli la compétitivité de son industrie, appauvri sa population et très peu réduit ses émissions de gaz à effet de serre.
La France a émis l’an dernier 32 grammes de CO2 par MWh produit et l’Allemagne 335 grammes de CO2 par MWh produit, cherchez l’erreur. Et tout cela l’an dernier avec en Allemagne 56% de la production électrique qui provenait de sources d’énergies renouvelables…
Le marché allemand de l’électricité se porte mal. Ce qui en soi n’est pas nouveau tant la politique énergétique menée par le pays, la fameuse Energiewende du tout renouvelables, est un échec majeur. Ce qui n’a pas empêché la Commission européenne d’en faire son modèle et de vouloir l’imposer à toute l’Europe. Ce marché électrique déjà fortement déséquilibré subit aujourd’hui deux chocs supplémentaires de nature très différente. D’abord, une nouvelle envolée du prix de l’électricité, déjà le plus élevé d’Europe, qui a continué à augmenter avec la crise énergétique et notamment l’explosion des cours du gaz (+180% en un an). Résultat, les prix de l’électricité sur le marché spot allemand ont bondi de 50% au troisième trimestre par rapport à l’année précédente. Certains petits fournisseurs, dont le modèle reposait sur l’achat de l’électricité au jour le jour et des contrats à moyen terme, ont même été contraints de mettre la clé sous la porte.
L’autre choc pour le marché allemand de l’électricité et la décision prise par le gouvernement du chancelier Friedriech Merz de changer les règles qui depuis quinze ans ont favorisé par tous les moyens le développement des renouvelables intermittents tout en abandonnant le nucléaire. Il faut dire que c’est un désastre économique et environnemental. Friedriech Merz a d’ailleurs admis au début de l’année qu’il s’agissait « d’une grave erreur stratégique ».
Levée de bouclier du lobby des renouvelables intermittents
L’Allemagne aura ainsi dépensé près de 800 milliards d’euros pour avoir un prix de l’électricité record qui a démoli la compétitivité de son industrie, appauvri sa population et très peu réduit ses émissions de gaz à effet de serre. La France a émis l’an dernier 32 grammes de CO2 par MWh produit et l’Allemagne 335 grammes de CO2 par MWh produit, cherchez l’erreur. Et tout cela l’an dernier avec en Allemagne 56% de la production électrique qui provenait de sources d’énergies renouvelables…