Vague de chaleur : des précédents dans les archives météo

(Article de Marc Le Menn initialement publié dans BV du 18 Juin 2022)

Alors que l’interdiction de vente des moteurs thermiques en 2035 et la mise en place de zones à faibles émissions dans toutes les grandes villes en 2024 ne font pas l’unanimité parmi les Français, un nouvel épisode de chaleur envahit la plus grande partie du territoire et vient à point nommé pour tenter de convaincre les plus récalcitrants des menaces qui pèsent sur notre avenir.

Ainsi, les médias ne sont-ils pas avares en reportages angoissants, cartes météo rouge vif et explications scientifiques alambiquées pour expliquer ces phénomènes météo. Mais n’a-t-on jamais vu de phénomènes de ce type par le passé ?

Comme le rappelle le site Météo-Paris, qui retranscrit des archives historiques et météorologiques :

  • en 1922, il y un siècle, alors que les teneurs en CO2 de l’atmosphère étaient bien moindres, du 23 mai au 6 juin, une vague de chaleur intense avait également envahi le pays, établissant quelques records pas encore battus : 35,4 °C à Toulouse-Blagnac, 35,4 °C à -Mérignac le 29 mai 1922. Du 12 au 15 avril,  subissait des chaleurs quasi estivales avec 24 °C mais aussi 25 °C à 26 C° dans le nord-est et près de la Méditerranée. Pire encore : du 25 au 28 février, la France était sous des températures printanières avec 20 °C à Strasbourg, 21 °C à Vesoul, 24 °C à Bordeaux et 25 °C à Toulouse. Imaginez les réactions des médias si cette situation s’était reproduite en 2022 !
  • Si l’on regarde les archives de l’année 1921, la situation est encore pire, avec le mois de janvier le plus doux à  depuis 1851 et surtout une sécheresse exceptionnelle qui s’installe sur toutes les régions tempérées de l’hémisphère nord. À Paris, il ne tombe que 267 mm dans l’année (contre 650 mm en 2021), par exemple.

Si, aujourd’hui, la France est sous la chaleur, ailleurs, que se passe-t-il ?

On pourrait craindre une fonte subite des glaces en mer Arctique. Il n’en est rien. En mai-juin la surface gelée est supérieure à celle des quatre années précédentes et elle se rapproche de celle de 2012.

Si la Russie et le centre des États-Unis ont retrouvé une température normale, en mai, il y faisait plutôt froid. Il en est de même pour le Brésil, où des records de froid (+1,4 °C mesurés à Brasilia) ont été enregistrés un mois avant l’hiver. L’année dernière, ce pays avait également connu une vague de froid exceptionnelle en juillet, détruisant la récolte de nombreuses régions caféières.

Au niveau mondial, l’anomalie globale des températures terrestres est redescendue à 0,17 °C en mai alors qu’en 2016, lors du dernier épisode du phénomène océanique El Niño, elle était montée aux environs de 0,6 °C.

Concernant ce phénomène, alors que les modèles climatiques prévoyaient une multiplication de ses apparitions, c’est la tendance inverse qui est constatée. Depuis 2000, le phénomène La Niña, qui est un refroidissement des eaux de surface du Pacifique (voir mon article d’avril 2021), semble devenir de plus en plus fréquent. Il a pour conséquences, entre autres, d’augmenter les sécheresses et les feux de forêt dans l’ouest des États-Unis, et la fréquence des ouragans en Atlantique.

En conclusion, profitez bien du soleil et de la chaleur, cela pourrait ne pas durer !

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