Hyvia, la filiale de Renault spécialisée dans les utilitaires à hydrogène, est au bord de la faillite

Créer de toutes pièces un écosystème et le rendre attractif et compétitif ne se décrète pas. Les pouvoir publics ont du mal à le comprendre. Les difficultés de la filière hydrogène en sont une parfaite illustration à l’image du risque de faillite de Hyvia, filiale de Renault et de l’Américain Plug Power, spécialisée dans les utilitaires à hydrogène.
 

La plupart des filières industrielles de la transition sont confrontées aujourd’hui aux dures réalités de la construction d’écosystèmes et de modèles économiques pérennes. Cela ne se décrète pas par des décisions des gouvernements et des institutions internationales, contrairement à ce que pensent les technocrates, les politiques et les militants. Résultat, l’industrie automobile européenne est dans une situation dramatique tout comme ce qui reste du photovoltaïque et dans une moindre mesure l’éolien.

L’industrie naissante de l’hydrogène bas carbone se trouve dans une situation elle aussi difficile. Faute de demande liée aux coûts importants de l’hydrogène « vert » et de capacités de productions suffisantes permettant d’abaisser les coûts, conséquence justement de la faiblesse de la demande dans l’industrie et les transports. Une équation qui semble presque insoluble.

« En cessation de paiement… »

Illustration, Hyvia, la coentreprise de Renault créée pour développer des véhicules utilitaires électriques fonctionnant à l’hydrogène via une pile à combustible est au bord de la faillite et en cessation de paiement. Le …

 

Article réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Se connecter

Pour poursuivre la lecture de cet article
Abonnez-vous dès maintenant à Transitions Energies
À partir de 23€ par an


> JE M’ABONNE

Tous les articles que nous publions ne sont pas libres de droits ; merci de nous contacter avant éventuellement de les republier.

Une réponse

  1. Tous les vrais physiciens savaient déjà que l’hydrogène pour les transports terrestres était une absurdité!
    ça marche bien à l’état liquide pour les fusées et sous pression pour les installations fixes.

    Seuls les carburants synthétiques s’imposeront grâce au nucléaire surgénérateur!

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés ; restez courtois.

(Possibilité de combiner plusieurs termes)

Derniers commentaires :

Recevoir la Newsletter hebdomadaire