(Par Samuel Martin
Le président américain refuse l’instrumentalisation du climat à des fins de contrainte des pays et des populations.
Dans son discours devant l’ONU qui fera date, Donald Trump a un peu parlé du changement climatique et beaucoup des énergies renouvelables. Ce qui lui vaut d’être étiqueté du qualificatif infamant de « climato-sceptique ». Qu’en est-il réellement ?
Tout juste réélu, Trump avait rappelé que les efforts environnementaux ne devaient pas être dissociés du développement de l’économie. Il ne nie pas le changement climatique : il l’envisage sous un angle différent de celui des écologistes. Tout son discours du 23 septembre le confirme. Trump refuse qu’arrive à l’Amérique ce qui arrive à l’Europe :
« Avec des coûts importants, l’Europe a réduit ses émissions de carbone. Félicitations, l’Europe, magnifique : beaucoup d’usines ont fermé. »
Une désindustrialisation que l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (2024) présentait, sinon comme une chance, du moins comme une solution, en exhortant à la délocalisation écologique…
« Une escroquerie »
C’est en ce sens qu’il faut comprendre la déclaration de Trump, tonitruante et provocatrice :
« Le changement climatique est la plus grande escroquerie jamais perpétrée au monde. »
L’escroquerie est celle des énergies vertes, dites renouvelables, imposées par les partis écologistes, des lobbies et des groupes industriels. Escroquerie, car
« cela ne fonctionne pas. Les énergies vertes sont trop coûteuses, n’ont pas assez de puissance pour alimenter en énergie les usines qui fabriquent ce dont vos pays ont besoin. » Or, « si une source d’énergie perd de l’argent, le gouvernement doit mettre la main à la poche et payer des subventions ».
Les Échos ne disent pas autre chose : en France,
« le coût du soutien public à l’énergie doit finalement atteindre 10,9 milliards, fin 2025 ».
Trump se présente, lui, comme un défenseur du pétrole. Le Royaume-Uni ferait mieux d’utiliser ses réserves de pétrole, dit-il, plutôt que de polluer visuellement les « magnifiques paysages » de l’Écosse avec des panneaux solaires installés aussi bien sur les terres que sur mer. Plus encore que le pétrole, il goûte le charbon. « Fore, bébé, fore », a-t-il répété à la tribune, une injonction qui va à l’encontre de ceux qu’il appelle des « écologistes radicalisés ».
Le réchauffement climatique est incontestable – il est mesurable. Le crime de Trump est de le minimiser et d’en contester l’origine humaine comme seule explication. Il est allé plus loin, devant l’ONU, en dénonçant l’instrumentalisation du climat à des fins de contrainte des pays et des populations.
« Toutes ces politiques d’énergie verte, brutales, violentes, qui détruisent les industries et les usines, ces règles absolument folles appliquées contre les États qui refusent de les appliquer, c’est un véritable scandale », affirme Trump.
D’autant que l’insupportable carcan imposé aux pays occidentaux en matière d’environnement contraste avec la liberté de polluer laissée à d’autres pays.
Au delà du climato-scepticisme
Les lois, les règlements, les injonctions qui accablent et culpabilisent l’Occidental démontrent la manipulation : le climat n’est qu’un prétexte. Au niveau industriel. Au niveau agricole. Mais aussi individuel : qu’il s’agisse d’inciter le Français moyen à acheter une voiture électrique – avant de l’y forcer -, de l’obliger à trier ses déchets dans quatre containers différents sous peine d’amende (et, bientôt, le compostage des biodéchets obligatoire !), de dévaloriser son logement comme « passoire thermique », quand ce n’est pas l’ADEME qui lui préconise le lavage mensuel de son jean…
La lutte contre le réchauffement climatique s’avère synonyme de destruction des économies, de contrôle des citoyens, de contrainte tatillonne de leurs vies. C’est le sens global de son message qui, on le voit, dépasse largement la question du « climato-scepticisme ».
« Je suis ici pour dire la vérité et je me moque de ce qu’on peut en penser », a-t-il précisé, désarmant par avance la colère des écolos de tout poil, des lobbyistes de tout acabit, des conformistes divers bousculés par son franc-parler.
Une réponse
« Climatosceptique »… Personnellement, je m’en glorifie. Le scepticisme est la base de la science. Une science sans le doute est un dogme, une religion.