Derrière les politiques dites d’« énergies renouvelables », la Cour des comptes met au jour une dérive financière majeure. En dépit de ces constats, le gouvernement a fait le choix, avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) adoptée par décret, d’accélérer cette fuite en avant, engageant la France dans une spirale incontrôlable au détriment des contribuables et des consommateurs, sans véritable débat démocratique.Il ne s’agit plus d’un débat. Il s’agit d’un scandale d’État.La Cour des comptes vient de confirmer ce que beaucoup dénonçaient depuis des années : la politique de soutien à l’éolien, au solaire et au biogaz est devenue une machine à engloutir l’argent public. 26,3 milliards d’euros ont déjà été dépensés, et 84 milliards restent à venir. Près de 110 milliards d’euros au total. Et pourtant, rien ne change. Dans le même temps, le gouvernement a adopté par décret la Programmation pluriannuelle de l’énergie — qui engage dans la même direction la France pour les décennies à venir. Un texte structurant, aux conséquences incommensurables, imposé sans véritable débat démocratique. Une décision qui interroge profondément sur le respect des règles institutionnelles et de la transparence publique. Une machine à dépenser hors de contrôlePendant des années, on nous a expliqué que ces subventions étaient temporaires, nécessaires, maîtrisées. C’était faux. Les mécanismes mis en place – contrats garantis sur vingt ans, compensations automatiques – ont créé une dette invisible, incontrôlable et entièrement supportée par les Français. Aujourd’hui, la réalité éclate : près de 11 milliards d’euros dès 2025, une dépendance totale aux fluctuations des marchés, une absence totale de pilotage budgétaire. Quel autre secteur bénéficierait d’un tel chèque en blanc ? Une politique énergétique devenue absurdeLe plus grave est ailleurs. Le contribuable et le consommateur pris en otageCe système n’a qu’une variable d’ajustement : le contribuable et le consommateur. Un entêtement qui interrogeComment expliquer un tel aveuglement ? Stopper maintenant, ou payer pendant des décenniesIl existe encore une fenêtre d’action. Mais elle se referme rapidement. Une responsabilité historiqueL’histoire jugera sévèrement ceux qui auront ignoré les signaux d’alerte. Dès lors, continuer dans cette trajectoire ne relève plus de l’erreur d’appréciation. Cela pose désormais la question de la responsabilité de ceux qui décident, au premier rang desquels le Président de la République, ainsi que les gouvernements successifs qui ont engagé et poursuivi ces choix. Car nul ne pourra dire qu’il ne savait pas. Engager la France pour des décennies dans des décisions aussi lourdes de conséquences, en pleine connaissance de cause, est de nature à appeler, le moment venu, des comptes — politiques, mais aussi au regard des principes fondamentaux de responsabilité publique qui fondent notre État de droit. C’est pourquoi persister ne serait pas seulement une erreur. |
Les médias font largement echo de cette alerte du Conseil d’Etat :https://www.lefigaro.fr/flash- https://www.contexte.com/fr/ https://www.batiactu.com/ |
Contact Jean-louis Butré |
Une réponse
Des recours ont été déposés contre le décret PPE3. C’est au Conseil d’État de se prononcer. Il pourrait retenir un vice de forme lié à l’absence de vote parlementaire. RV cet été.