Le nucléaire est une énergie durable et bas carbone

(Article de François Turenne initialement publié dans IREF du 17 Juin 2022)

Il est un fait irréfragable : le nucléaire est une énergie durable et peu émettrice de CO2. EDF a publié, dernièrement, l’analyse en cycle de vie de son parc nucléaire et estime que le KWh d’électricité nucléaire émet 4g équivalent CO2.

Pour parvenir à ce résultat, l’énergéticien français se fonde sur la méthodologie de l’Ademe qui calcule les émissions de gaz à effet de serre d’une énergie sur tout le long de son existence, de l’extraction des métaux rares, en passant par le processus industriel jusqu’à l’installation et le démantèlement de l’infrastructure de production.

Le résultat est sans appel, l’électricité produite à base de nucléaire est la moins émettrice avec l’hydroélectricité. En comparaison, l’Ademe estime qu’un KWh d’électricité produit par des éoliennes émet 10 g équivalent CO2 contre 30 g pour le solaire, 418 g pour le gaz et 1058 g pour le charbon. De plus, on pourrait arguer que l’Ademe ne prend pas en compte dans le calcul des émissions des gaz à effet de serre des énergies renouvelables, la pollution émise par les centrales à gaz ou au charbon appelées pour compenser leur production intermittente.

L’énergie nucléaire est donc durable, relativement pilotable sans compter que le KWh est plutôt peu coûteux.

Enfin le nucléaire assure la souveraineté de la France puisque l’entreprise Orano estime avoir suffisamment de combustible pour les dix prochaines années.

Dans ce cas, la fébrilité de l’UEqui peine à vouloir accorder des financements à la filière, est difficilement compréhensible. Quant aux écologistes et « insoumis », ils revendiquent un mix 100% renouvelables qui conduirait la France à perdre son statut de premier exportateur net d’électricité en Europe et fragiliserait de manière irréversible notre réseau électrique.

Une position à rebours de celle des Verts finlandais, par exemple, qui soutiennent le développement de projets nucléaires.

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Une réponse

  1. Il est imprudent d’insister lourdement sur les faibles émissions du nucléaire. On sait que les émissions de CO2 n’ont qu’une incidence très marginale sur le climat, et ça va finir par se savoir. Cet argument avait été avancé sous les années Thatcher (lancement du nucléaire pour s’affranchir des grèves des mineurs) , puis détourné. Le nucléaire a bien d’autres avantages qui se suffisent : fiabilité, coût, faiblesse des rejets et déchets, etc.
    Le retour en grâce du nucléaire fait maintenant resurgir les vieux refrains sur « ses dangers ».
    Il serait pertinent de faire ici un petit rappel concernant la maîtrise des risques.
    La question à se poser, pour le nucléaire comme pour n’importe quelle activité humaine, est: “les risques sont-ils maîtrisés?”

    Autrement dit, les mesures de PREVENTION (et non de “précaution”, on fait souvent la confusion) sont-elles suffisantes, à la hauteur de l’enjeu et de ce qu’on connaît du risque potentiel?

    Ainsi dans le nucléaire les mesures de prévention sont suffisamment poussées pour protéger du risque radiologique, mais aussi des autres risques (chimiques, incendie, chute de charge, etc.), le personnel des centrales, labos et usines, l’environnement et le public dans l’état actuel des connaissances et pour un coût social et économique acceptable. Ainsi pour un réacteur, le risque de fusion du cœur (fusion d’un ou plusieurs assemblages, accident réputé le plus grave) est rejeté à 10-5 fois / an grâce à un système de prévention comprenant trois barrières (de natures diverses et redondantes afin d’abaisser le niveau de risque à la norme précitée) auquel on ajoute des dispositions de limitation des conséquences si un accident survenait néanmoins.

    Le PNGMDR, plan national de gestion des matières et déchets radioactifs, dont la dernière édition est soumise à débat public, est une excellente illustration des mesures de prévention prises pour protéger le personnel de l’aval du cycle (installations de traitement et de conditionnement des déchets, centres d’entreposage et de stockage) l’environnement et le public présent et futur, du risque radiologique. Les installations citées sont conçues, réalisées, exploitées, et contrôlées de façon à réduire les risques résiduels à un niveau reconnu par les parties prenantes comme suffisamment faible pour être acceptable par la collectivité. Je n’entre pas ici dans le détail, par exemple, de la conception du stockage en couche géologique profonde.
    Des contre-exemples existent tels que la catastrophe du barrage de Malpasset qui a fait 400 victimes en 1959, ou une simple cheminée de centrale à charbon qui rejette plus de radioactivité que la cheminée d’une centrale nucléaire (à cause du radium notamment présent dans le minerai de charbon).

    Avec l’application du seul principe de précaution on ne ferait donc plus rien : pas d’avion car les avions s’écrasent, pas de voiture car il y a des accidents de la route, pas de gaz car celui-ci peut exploser, pas d’électricité à cause des accidents domestiques, etc. etc. La liste est longue des activités que beaucoup nous envient dans le monde. Le nucléaire tout au long de son cycle, depuis la fabrication du combustible jusqu’à la gestion des déchets, en passant par les installations intéressant la défense (dissuasion nucléaire), est une industrie parmi les plus fiables qui a su se doter de mesures de prévention poussées.

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