Réduction des émissions carbones : quand les manuels scolaires de SVT cèdent à la manipulation informationnelle

Entre science et idéologie, la frontière serait de plus en plus floue dans certains manuels scolaires de SVT. L’enseignement des enjeux climatiques à l’école s’éloigne progressivement de la rigueur scientifique au profit d’un discours moral et militant, aux approximations conceptuelles nombreuses.

Atlantico : Les manuels scolaires de SVT présentent-ils aujourd’hui une vision scientifiquement rigoureuse des enjeux climatiques, ou observe-t-on une dérive vers une forme de militantisme pédagogique ?

Rémy Prud’homme : Il n’y a aucun doute : cette dérive existe, et elle ne date pas d’hier. Cela fait une quinzaine d’années que les manuels sont rédigés par des personnes qui ne maîtrisent ni les chiffres ni les mécanismes scientifiques qu’elles prétendent expliquer. Leur approche repose davantage sur une vision morale — le CO₂ serait “le mal”, tout ce qui le réduit serait “le bien” — que sur une analyse rigoureuse du vrai et du faux.

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3 réponses

  1. je remets mon message ici aussi ; c’est triste si cette thèse anti CO2 est aussi enseignée dans les petites écoles
    fritz dit :
    19/02/2026 à 18:20
    Ce que je ne comprends pas c’est que on nous emm….bête avec le CO2 et le réchauffement climatique sur tous les blogs, journaux et articles des politiques , alors que le CO2 a toujours suivi le réchauffement climatique; et je ne vois pas pourquoi ce serait différent pour le cycle actuel qui va durer 1000 ans comme les précédents et baisser dans une centaine d’années
    Ce qui est bien plus grave dans cette politique anti CO2, c’est que personne ne parle jamais de la fin des énergies fossiles , du peak oil , de la fin des champs de gaz , ou de celle des gisements de charbon dont profitent les Chinois et qui vont durer un peu plus longtemps que ceux des hydrocarbures
    Il serait donc préférable qu’on fasse clairement comprendre aux gens que la réduction du CO2 n’a rien à voir avec le climat , mais que c’est une histoire de survie de nos générations futures, sauf si on arrivera à remplacer nos consommations de fossiles par le renouvelable ou le nucléaire, ce qui me parait difficile si on veut continuer nos modes de vie et respecter notre environnement

  2. Les manuels scolaires, en SVT ou en histoire géographie, du collège au lycée, martèlent depuis des années la même propagande sur l’épuisement des ressources et la nécessité de la developitude durable. Beaucoup d’enseignants sont convaincus et militants, les textes du BO imposent l’élection « d’éco-délégués » dans chaque classes, et ce au mépris du devoir de réserve et de neutralité…

    De manière amusante, les enseignants en physique chimie sont plus circonspects, ou tout au moins méfiants ou désintéressés, en revanche, la totalité des enseignants de SVT que j’ai croisé, à de rares exceptions prêt, sont convaincus de faire le bien et défendre la science.
    Une nouvelle mode est l’interventionnisme de l’État dans la vie privée des élèves et des familles avec les programmes EVARS de sensibilisation (!?) sur la « vie affective et sexuelle » des élèves qui est à coup sûr une porte d’entrée pour un projet d’ingénierie sociale et politique, mais cela est une autre histoire…

    1. Oui les profs de SVT sont devenus une cata. 90% d’entre eux sont des biologistes, et en filière bio à la fac c’est 90% de filles, la plupart adhérentes aux idées d’EELV. CQFD.

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