L’équation impossible des renouvelables intermittents et des réseaux électriques

Construire des milliers d’éoliennes et de panneaux solaires ne permet pas en fait de se débarrasser d’une bonne partie des centrales thermiques voire nucléaires. Elles restent indispensables quand le vent et le soleil viennent à manquer, quelle que soit par ailleurs la taille du parc éolien et solaire. Il faut donc payer pour deux systèmes qui font double emploi. Et si l’ambition est de stocker l’électricité renouvelable pour équilibrer plus facilement le réseau et réduire la part des centrales thermiques, les coûts considérables du stockage, qu’il soit hydraulique ou par batteries, viennent encore gonfler l’addition. Les consommateurs sont ainsi condamnés à payer toujours plus cher l’électricité.

Un réseau électrique alimenté exclusivement par l’énergie solaire et éolienne nécessiterait un niveau impossible à atteindre aujourd’hui de capacités de stockage de secours pour éviter les pannes de courant. Non seulement, nous n’avons pas les technologies pour stocker en masse, à l’échelle d’un réseau, l’électricité, mais au sens strict du terme, l’électricité ne se stocke pas. Ce qu’on appelle stockage aujourd’hui est la transformation mécanique, dans les barrages et avec les STEPs (Stations de Tranfert d’Energie par Pompage) de l’électricité en énergie hydraulique, et chimique via les batteries et l’éventuelle fabrication d’hydrogène par électrolyse. Et à chaque fois, il faut à nouveau transformer en électricité ce qui a déjà été transformé. En fait, partout où les énergies renouvelables intermittentes ont atteint une pénétration significative du marché, les prix de l’électricité ont nécessairement augmenté.

Contraint de doubler voire tripler les équipements

La raison en est simple. Si l’augmentation de la production d’électricité renouvelable entraîne une hausse des prix à la consommation, c’est parce qu’un réseau électrique doit fonctionner avec une fiabilité à cent pour cent, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an. Cela nécessite une adéquation très étroite entre l’électricité fournie et l’électricité demandée, minute par minute, et même par fraction de seconde. Or par définition, les sources d’énergie éolienne et solaire connaissent des variations importantes, imprévisibles, aléatoires et parfois soudaines de la puissance qu’elles fournissent. Par conséquent, dans un réseau utilisant de grandes quantités d’électricité provenant de ses sources, des équipements supplémentaires coûteux doivent être ajoutés au système pour équilibrer en permanence …

 
Article réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Se connecter

Pour poursuivre la lecture de cet article
Abonnez-vous dès maintenant à Transitions Energies
À partir de 23€ par an


> JE M’ABONNE

Nos articles sont publiés sous licence Creative Commons CC BY-NC-SA

Ils peuvent être reproduits sous la même licence, en en précisant la source, et à des fins non commerciales.

Une réponse

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés avant d’être publiés, restez courtois.

Derniers commentaires :

Climat et Vérité

Appel à adhésion et soutien

Chers lecteurs de Climat & Vérité

Le débat sur le réchauffement climatique et ses conséquences est verrouillé en France depuis des décennies par l’hégémonie de la Pensée Unique et son alarmisme totalement excessif. L’ouverture d’un débat sur ces questions est indispensable.

Nous avons besoin du soutien du plus grand nombre pour mener cette lutte. Nous vous proposons d’adhérer à notre association, ou de nous faire un don. Votre argent servira en particulier à augmenter la diffusion de notre newsletter et à améliorer notre site.

Trois possibilités de nous aider vous sont proposées (ci-dessous, ou boutons dans le bandeau latéral de droite du site) :

  • Adhésion 2024 permettant de participer à l’assemblée générale de l’association : cotisation 50 €
  • Soutien pour 2024 à l’association, sans adhésion : 25 €
  • Don à votre convenance.
Le bureau de CLIMAT & VERITE

Formulaire de contact

Recevoir la Newsletter hebdomadaire