Pour le patron de BMW, si l’Europe veut éviter un désastre elle doit renoncer à imposer le véhicule électrique d’ici 2035

L’industrie automobile européenne se trouve face à un désastre. Les constructeurs européens ont abandonné contraints et forcés par les institutions bruxelloises et leurs gouvernements la motorisation thermique qu’ils dominaient pour la motorisation électrique dominée techniquement et économiquement par les constructeurs chinois et l’américain Tesla.
Ils n’ont plus aucun avantage compétitif.
Pour Oliver Zipse, le patron de BMW, les politiques et les technocrates doivent revenir à leur mission première, fixer des objectifs de décarbonation mais ne surtout pas imposer des technologies. Ils le font toujours pour de mauvaises raisons, les lobbys divers et variés, des considérations politiciennes à courte ou des dogmes idéologiques.
Mais Oliver Zipse se veut maintenant raisonnablement confiant. Le désastre industriel et économique est tel que l’Europe n’a pas le choix et doit trouver une alternative à l’interdiction pure et simple des ventes de voitures thermiques neuves d’ici 2035.

Au cours des dernières années, la plupart des dirigeants des grands groupes automobiles européens ont accepté sans broncher l’accumulation de contraintes et de projets ambitieux mais irréalistes de décarbonation imposés par les institutions européennes et les gouvernements. Seuls Carlos Tavares, ex Pdg de Stellantis, et Oliver Zipse, le patron de BMW, ont prêché dans le désert en annonçant la destruction à venir d’une des rares industries que l’Europe dominait encore sur le plan technologique.

Ils avaient malheureusement raison puisque les constructeurs automobiles européens ont abandonné contraints et forcés la motorisation thermique dans laquelle ils étaient très compétitifs pour la motorisation électrique dominée aujourd’hui techniquement et économiquement par les constructeurs chinois et l’américain Tesla. Ce n’est pas pour rien si la Chine est devenue depuis deux ans le premier exportateur mondial automobile devant le Japon. L’Union Européenne (EU) aura réussi ainsi en quelques années à saborder son industrie automobile pour des gains très limités en termes d’émissions de gaz à effet de serre… Rappelons que l’automobile représente 13,8 millions d’emplois et 7% du PIB de l’UE.

Devoir de neutralité technologique

Les politiques et les technocrates européens ont commis une erreur majeure. Ils ont oublié leur devoir de neutralité technologique. Ils ont imposé une technologie plutôt que de fixer des objectifs de décarbonation réalistes, charge ensuite aux industriels à trouver les meilleures solutions techniques.

Or, les exemples historiques abondent. Quand les politiques imposent des technologies ce n’est jamais pour de bonnes raisons mais en fonction de considérations politiciennes immédiates, de dogmes idéologiques ou du poids des lobbys divers et variés.

Résultat, les ventes de véhicules électriques ne sont pas au rendez-vous et ne le seront pas en dépit des pressions, des contraintes et des subventions massives parce qu’une bonne partie des consommateurs n’en veut pas.

Et les constructeurs traditionnels européens sont à la traîne sur le plan technique et économique. Ils sont devenus dépendants de leurs fournisseurs chinois …

 

 

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